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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:40

Mystères forêtTitre original : The Romance of the Forest

Ecrit en : 1794

Traduction de François Soulès

Editeur : Folio

Collection : Classique

Paru en France en : octobre 2011 

560 pages

ISBN : 9782070304219

 

Sur les conseils de son avocat, Pierre de la Motte décide de fuir Paris pour échapper aux créanciers. Il emmène avec lui sa femme et deux fidèles serviteurs. Un soir, alors qu'ils traversent une sombre forêt et cherchent un asile où passer la nuit, le chef de famille se retrouve face à des brigands qui acceptent de le laisser partir, à la condition qu'il emmène avec lui une jeune femme. Adeline a été emmené ici par son père à sa sortie de couvent et ce dernier l'a laissé aux mains des criminels. Ayant pitié de la jeune fille et sa femme s'étant prise d'affection pour sa nouvelle compagne de voayge La Motte l'emmène avec lui et toute la petite compagnie va s'installer dans une abbaye abandonnée où le passé de chacun va finir par les rattraper.

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Folio qui m'ont de lire ce roman dont j'avais entendu parler en bien pendant mes études. 

 

Pas évident de résumer ce livre tellement... il ne se passe pas grand chose. Rien qu'avec ce que je vous ai dit, on est déjà rendu à plus de 300 pages. Autant vous dire que lire ce roman a été un véritable calvaire. Pourtant, je voulais vraiment le découvrir ! En fait, j'ai croisé cette auteur lors de mon mémoire de master et ma directrice me l'avait présentée comme la reine du roman gothique. Du coup, quand Livraddict l'a proposé en partenariat avec Folio, j'ai sauté sur l'occasion. Mal m'en a pris !

 

Ce livre est donc issu du mouvement gothique, romans qui se caractérisent notamment par des décors à la fois lugubres et romantiques, souvent en ruine, où plane le mystère. Les personnages sont eux-aussi pré-définis, en général des démons, femmes fatales, religieux ou belles ingénues. C'est le cas ici de l'héroïne, Adeline, une jeune fille de bonne famille à qui ont a appris à ne pas prendre d'initiative, encore moins à se battre par amour, et passe son temps à s'évanouir. N'oublions pas que le roman a été écrit à la fin du XVIIIe siècle, ce sont les moeurs de l'époque, mais ce n'est pas des plus palpitants, non plus.

Parmi les plus connus des romans gothiques, citons Dracula, Frankenstein ou encore Melmoth. Oui, mes références sont plutôt fantastiques, désolé. Mais on retrouve bien cet esprit lugubre, avec des descriptions de paysages pas vraiment des plus rassurants et caractérisé par une action assez lente. Le problème avec Les Mystères de la forêt, c'est que les descriptions ne m'ont pas fait frissonner, ni rêver et que l'action est peut-être un peu trop lente, tout de même. Il aura fallu pas moins de 200 pages, soit le tome 1, juste pour la mise en situation et la présentation des personnages. Et les évènements qui suivent ne sont pas spécialement mystérieux et se concluent finalement par le plus heureux des hasards, dans un dénouement digne d'un conte de fée.

 

Le style est recherché, avec un vocabulaire imagé et soutenu, mais accessible a qui possède quelques notions d'histoire. La part belle est faite à la narration plutôt qu'au dialogue, ce qui alourdi beaucoup le récit et rend la lecture passablement ennuyeuse. Je ne peux nier que ce roman est très bien écrit, mais je n'y pas pris beaucoup de plaisir.  J'ai eu du mal tout de même avec la première partie où des phrases au présent se glissaient subrepticement dans la narration. Je ne suis pas douée en conjugaison, mais si cela me fait tiquer à chaque fois, c'est qu'il doit y avoir un problème, non ?

 

Un livre pas foncièrement mauvais, mais à réserver aux amateurs de romans gothiques qui ont déjà eu la chance d'apprécier le genre et s'intéresse plus au contexte qu'à l'histoire et aux personnages.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:29

Anita Blake 3Titre original : Circus of the Damned

Ecrit en : 1995

Traduction de Isabelle Troin

Editeur : Milady

Collection : Bit lit

Paru en France en : mars 2009 

384 pages

ISBN : 9782811200947

 

Un cadavre a été retrouvé vidé de son sang par plusieurs vampires. La situation est des plus surpenantes étant donné que ces créature ne chassent pas en groupe, à une exception près : un maître-vapire renégat et sa meute. La personne la plus à même d'aider Anita est celle que la réanimatrice chercher à tout prix à éviter : Jean-Claude.

Mais en rendant visite au maître de la ville, elle va faire la rencontre de Richard, un professeur de biologie particulièrement sédusant et qui semble bien décider à inviter la jeune femme.

Du moins, si elle survie, car l'accession de Jean-Claude au rang de maître de la ville ne semble pas du goût de tous les vampires et en tant que sa servante humaine, elle est devenu une proie pour les vampires de Saint-Louis qui souhaitent le destituer.

 

J'adore Anita ! Je l'ai déjà dit et redis, j'aime son côté humain, raisonnable et réfléchi. Sa peur, parfaitement logique, la rapproche du lecteur et évite d'en faire un super héroïne. Par contre, je trouve dommage que l'auteur ne revienne pas sur les évènements qui clôturaient le tome 2. J'aurai aimé que Laurell K. hamilton en parle, qu'Anita fasse des cauchemars, que ça l'ai marqué, d'une certaine façon. Tout cela est trop vite oublié à mon goût.
Mais j'aime toujours Anita, en particulier sa relation avec Jean-Claude, partagée entre la peur et le désir, l'envie et la raison. La jeune femme a des principes et s'y tient, je l'admire pour ça. Car JC sait se montrer très effrayant et insensible.

Deux nouveaux personnages font leur apparition dans ce tome. D'abord Richard, un nouveau prétendant auquel l'héroïne serait prête à céder, contrairement au maître-vampire. J'ai bien aimé les échanges entre les deux, le professeur étant très logique et très drôle dans ces discussions avec Anita.

Ensuite, Bert a enfin embauché un nouveau réanimateur, un étudiant prénommé Larry que l'Exécutrice va devoir former. Je dois avouer que l'attitude très maternelle de la jeune femme m'a soulée, mais au final, elle semble avoir accepté les ambitions du jeune homme. Du coup, j'ai hâte de le retrouver dans les tomes suivants.

 

Encore une fois, Laurell K. Hamilton fait preuve de beaucoup d'imagination pour nous offrir une histoire trépidante, pleine de rebondissements, dans un univers parfaitement maitrisé. Dommage qu'elle soit moins inventive concernant son schéma narratif. J'ai eu l'impression de lire la même chose que les précédents tomes.
Premier chapitre : Rendez-vous désagréable dans son bureau avec un ou plusieurs personnages qu'elle n'apprécie pas vraiment.
Chapitre 2 : Alors qu'elle ne rêve que de regagner son lit, Dolph l'appelle pour qu'elle vienne examiner un corps atrocement mutilé dans sa combinaison de garagiste pas sexy et ses Nike, tout en échangeant des blagues autour d'un cadavre avec Zerbrowski.
Chapitre 3 : Alors qu'elle croit enfin pourvoir dormir, son téléphone sonne pour l'en empêcher. En général, c'est Bert ou un employé de JC.
Chapitre 4 : Anita fini par se retrouver d'une manière ou d'une autre chez Jean-Claude.
On suit deux enquêtes en parallèle, qui sont toujours imbriquées l'une avec l'autre et se dénouent finalement en même temps, la plupart du temps grâce aux supers pouvoirs d'Anita dont on ignore tout.

 

J'aime Anita et les personnages de cette saga, les intrigues de Laurell K. Hamilton sont très bien ficelées et le style de l'auteur est très agréable, mais la structure narrative répétitive m'a gênée. En plus, je ne suis pas vraiment charmée par Richard, que je trouve un peu fade.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Sookies avec Platinegirl, Malorie57, Kllouche, Chtitepuce, Kassandra, Nane42, Nastasia, Priline, Lisalor, Lou, Reveline, Tchae, Danouna et Blueverbena.

ABC 2012

challenge fang addict

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 02:03

Protectorat ombrelle 1Titre original : Soulless - The Parasol Protectorat : Book The First

Ecrit en : 2009

Traduction de Sylvie Denis

Editeur : Orbit

Paru en France en : 2011  

322 pages

ISBN : 978-2360510269

 

Dans la bonne société londonniene post-industrielle, il n'est pas de bon ton d'avoir un caractère trop affirmé et une langue bien pendue. Ajouté à cela un tein mat, un nez proéminent et une absence d'âme, et à 26 ans, mademoiselle Alexia Tarabotti est déjà considérée comme une vieille fille.
Lors d'un soirée, elle se fait agresser par un vampire qui, comble de la mauvaise éducation, ne lui a même pas été présenté. Sa condition de paranaturelle lui permet d'éviter le pire et d'élimiter la créature affamée, mais elle se retrouve vite face à Lord Maccon, mâle alpha des loup-garous locaux, comte de Woolsey, richissime parti que les mères les moins regardantes sur sa condition de surnaturelle s'arrache et tourmenteur de la jolie Alexia, à ses heures perdues. L'agent du BUR est venu s'occuper de l'affaire, pour le moins étrange et mystérieuse, de disparitions et d'apparitions de vampires sans ruche. Une affaire qui va rapprocher les deux aristocrates, dont chaque rencontre fait des éticelles...

 

L'originalité de ce titre repose ici sur son contexte. Il n'est pas courant de mêler robes de bal, loups-garous, projets de mariage, vampires, bonnes manières, fantômes et bal de débutante. Pourtant, Gail Carriger y parvient avec brio en faisant évoluer ses personnages dans un univers qui ne nous est pas totalement inconnu, mais sans nous assommer de détails historiques difficiles à digérer. En fait, le contexte reste même en surface, se contentant d'une bonne société londonienne qu'on a déjà pu croiser dans les romances historiques et autres classiques dont l'intrigue prend place au XVIIIe siècle. J'adore !

 

Alexia est une héroïne adorable, qui a tendance à dire tout ce qui lui passe par la tête, sans considération pour la sensibilité de ses pairs. Forte tête, courageuse et intelligente, mademoiselle Tarabotti  est un personnage comme je les aime, à la fois forte et fragile, car bien sûr, elle a aussi quelques faiblesses. Les rencontres entre elle et Lord Maccon sont détonantes, tous deux ayant un très fort caractère. Ce dernier est un homme bourru qui a dû apprendre les bonnes manières pour s'intégrer, mais souffrant aussi du rejet de ses pairs car il est écossais. Son petit côté maladroit et macho a un côté très touchant. J'aime beaucoup la relation entre les deux, qu'on sent tout de suite et pour laquelle il n'y a pas de "je-t'aime-moi-non-plus".

Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Pas un ne m'a laissé de marbre et j'ai très envie d'en savoir plus, de savoir ce qu'il vont devenir, entre l'excentrique lord Akeldama, le doux professeur Lyall et la gentille Ivy.

 

Enfin, le style de l'auteur est très fluide, facile à lire et entraînant. Dès les premières lignes, on est plongé dans l'action qui ne s'arrête plus jusqu'à la fin du roman. Chaque chapitre a son lot d'évènements, liés à l'enquête concernant les disparitions de vampires, que ce soit des découvertes, des interrogatoires ou des attaques. Et dans tout ça, la romance est parfaitement intégrée, comme les réflexions sur les moeurs de l'époque, ou les avancées scientifiques.

J'adore les petites remarques d'Alexia qui s'extasie sur les avancées scientifiques et technologiques ou celle de l'auteur indiquant que l'héroïne est une jeune femme en avance sur son temps. XD

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune organisé par Tousleslivres, avec Lilichat, laura1912, samlor, Benjamin59, Felina, Kalea, bebere, Iani et Dex.

bitlitchallenge fang addict

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 23:47

Ombre du ventTitre original : La Sombra del Viento

Ecrit en : 2001

Traduction de François Maspero

Editeur : Le livre de poche

Paru en France en : 2006 (Première parution chez Grasset en 2004)

637 pages

ISBN : 978-2253114864

 

Un jour, Daniel Sempere, 10 ans, se réveille en ayant oublié le visage de sa mère, décédée quelques années plus tôt. Pour lui faire oublier sa peine, son père, libraire dans la Barcelone d'après-guerre, décide de partager avec lui un magnifique secret. Il l'emmène dans un vieux manoir qui abrite une gigantesque bibliothèque où se retrouvent les amoureux des livres. Daniel vient de découvrir le Cimetière des Livres Oubliés.
" La coutume veut que la personne qui vient ici pour la première fois choisisse un livre, celui qu'il préfère, et l'adopte, pour faire en sorte qu'il ne disparaisse  jamais, qu'il reste toujours vivant."
Daniel jette son dévolu sur L'Ombre du vent de Julien Carax, un mystérieux auteur inconnu. Il ne sait pas encore à quel point cet ouvrage va influer sa vie.

 

J'ai longtemps hésité à lire ce roman à cause du nombre de pages. Oui, je suis une feignasse et les pavés me font peur ! Du moins, faut être motivée. Et quoi de mieux pour se motiver qu'une LC avec My pour se décider ? ^^
Et au final, je n'ai pas été déçue, l'histoire de Daniel et Julien étant très émouvante.

 

On suit plusieurs histoires : d'abord celle de Daniel, de ses 10 ans et sa découverte de Julien Carax, jusqu'à la reprise de librairie, vingt ans plus tard. Ses amis, ses amours, sa famille, ses études et surtout, ses recherches sur Julien Carax, nous vivons la vie du héros.
Et bien sûr, on découvre aussi l'histoire de l'auteur de L'Ombre du vent, jeune fils indésiré d'un chapelier fou qui va être pris en affection pour un riche industriel. Le roman de Carlos Ruiz Zafon est un récit riche où se mêle romance, action, histoire, enquête, dans un contexte social marqué et une atmosphère mystérieuse.

 

J'ai eu un peu de mal avec le contexte, parfois, car je ne connais pas du tout l'Espagne et son histoire encore moins, Mais les références y sont suffisamment nombreuses pour que les connaisseurs s'y reconnaissent, sans abrutir le néophyte. Le style du romancier y est pour beaucoup : les descriptions donnent l'impression d'y être ou même de se retrouver en face des personnages. Il y a une véritable empathie pour les nombreux personnages du roman. Très agréable à lire, fluide, travaillé et soutenu, la lecture de ce titre est un pur délice !

 

Malgré tout, ce roman présente quelques défauts. 637 pages, je l'avais dit, c'est long ! Pas la peine de faire si long, surtout si la totalité du titre n'est pas captivant. C'est le cas ici. Si j'ai adoré les premières parties avec Daniel enfant, l'histoire de Julien Carax est un peu longue et tous les aléas qui vont conduire au dénouement s'avère plutôt... communs. Je ne sais pas, le récit n'est pas fantastique, mais j'ai été plus fasciné par le début du roman que par sa fin.

ABC 2012

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:27

Alpha & Oméga 0

Titre original : Alpha and Omega

Ecrit en : 2007

Traduction de Eléonore Kempler

Editeur : Milady

Paru en France en : 2011  

128 pages

ISBN : 978-2-8112-0498-3

 

Quand Anna ouvre le journal, elle reconnaît de suite le jeune homme disparu, aperçu il y a quelques semaines dans une cage, chez son Aplha.  Elle sait que quelque chose de louche se passe et qu'elle devrait prévenir le Marrok, le grand chef des loup-garous, mais Anna est une louve soumise, battue et violée ; il n'est pas dans sa nature de se rebeller. Alors quand elle trouve le courage de prendre son téléphone, Charles ne s'attends pas à la fragile créature qui l'attends à l'aéroport. Mais il ne lui faut que quelques minutes pour comprendre que la jeune femme est bien plus précieuse qu'il n'y parait et qu'elle a été volontairement bridée. Il lui faut encore moins de temps pour tomber sous son charme et reconnaitre en elle son âme soeur, mais la louve a trop souffert pour ouvrir son coeur aussi facilement, à un parfait étranger qui plus est.

 

Après  Femmes de l'Autremonde et  Mortel corps à corps, Alpha et Oméga achève de me faire succomber au charme des loup-garous. J'aime leur côté viril, un peu macho, ultra-protecteur et très famille, mais aimant au-delà de tout. La relation entre Anna et Charles est terriblement romantique ; l'amour au premier regard, on en a toutes rêvé. En plus, ce sont tous deux des personnages qui n'étaient pas destinés à tomber amoureux, lui étant un tueur violent et insensible, elle une créature fragile et brisée. Les évènements qu'a vécu Anna sont vraiment terribles et elle a dû faire preuve d'une incroyable force de caractère pour y survire. C'est ce côté fragile qui m'a séduite chez l'héroïne car, contrairement aux autres romans de bit-lit, Anna est très faible quand on la rencontre, complétement soumise, dominée et incapable de se défendre. On a envie de la protéger et de la consoler. Mais il va sufir d'un coup de fil et d'une encontre pour tout changer, ou presque, car la jeune femme restera profondément marquée. Je suis très curieuse de voir son évolution.

 

Alpha et Oméga est ma première rencontre avec Patricia Briggs, une auteur au style simple, mais très agréable à lire. La fluidité du texte facilite énormément la lecture et il m'aura fallu à peine une heure pour dévorer les 120 pages de ce roman. L'écriture de l'auteur n'est peut-être pas d'un grand niveau, mais la qualité de cette série repose principalement sur ses personnages et son histoire, terriblement captivants.

Romance paranormale

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:27

MacKayla Lane 1Titre original : Darkfever

Ecrit en : 2006

Traduction de Cécile Desthuilliers

Editeur : J'ai lu

Collection : Jeunesse

Paru en France en : 2009  

416 pages

ISBN : 978-2290013854

 

Serveuse dans on petit village de Géorgie, MacKayla Lane est une jeune fille sans histoires dont le passe-temps principal consiste à faire bronzette au bord de la piscine de ses parents. Du moins, jusqu'à ce que le corps affreusement mutilé de sa soeur soit retrouvé dans une ruelle de Dublin, ville où elle étudiait. Face à l'impuissance de la police, Mac décide de se rendre elle-même en Irlande, mais va se retrouver face à un monde fantastique et à de nombreux secrets ; un monde de cauchemar et de secret dont elle en sortira changée.

 

Blonde, serveuse, un peu superficielle et adorant faire bronzette, MacKayla Lane n'est qu'une copie de Sookie Stackhouse. Je n'ai pas aimé la première et n'est pas été séduite par la seconde. Et puis l'héroïne de Fièvre Noire a une façon de s'habiller digne d'un drogué sous exctasy.

Barron, le pendant masculin de notre héroïne, est le playboy typique de romance, c'est-à-dire beau, mystérieux et arrogant. On en voit des centaines comme lui, alors je ne suis pas séduite non plus.

La relation entre les deux personnages n'est pas romantique, mais plutôt celle d'un mentor et de son élève. Si l'absence de sentiments amoureux (pour le moment ^^)  est appréciable pour se concentrer sur une intrigue intéressante, la platitude des répliques entre Mac et Barron est un peu dommage.

 

Nos deux héros sont à la recherche d'un livre. Chacun a besoin de l'autre, ils vont donc tous les deux collaborer, mais la méfiance est de rigueur. Le lecteur a alors droit à une enquête dans les milieux les moins fréquentables de Dublin sur fond de contexte fantastique. S'il est intéressant de suivre Mac à la découverte de ses pouvoirs, la suivre chez les personnages intéressés par le Sinsar Dubh présente peu d'intérêt et devient vite lassant. De même, on pressent assez vite certains éléments, mais l'héroïne préfère prendre son temps pour se rappeler certains indices et ça devient vite agaçant.

 

J'ai été agréablement surprise par l'univers des Seelies et Unseelies, mais je trouve un peu dommage que ce soit aussi simple que les méchants sont moches et les gentils sont beaux. Je suis plus fascinée par les Unseelies, sur lesquel il y a un vrai travail d'imagination, que sur la présence angélique d'un mec qui donne envie de se comporter comme une chienne.

 

Après tout le bien que j'ai entendu sur cette série, je dois avouer que je suis un peu déçue. Le récit est un peu décousu, l'ntrigue convenue et les personnages déjà vus ne m'incitent pas beaucoup à prolonger la lecture de cette saga.
Désolé My, mais je préfère encore Vampire Academy. ^^

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée à l'occasion de la sortie du tome 5 par Sabruhu.

bitlit

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 12:34

Midnighters 3Titre original : Midnighters - 3 : Blue moon

Ecrit en : 2006

Traduction de Guillaume Fournier

Editeur : Pocket

Collection : Jeunesse

Paru en France en : mai 2009  

432 pages

ISBN : 978-0060519575

 

Alors que Jessica, Jonathan, Dess, Mélissa et Rex sont à l'école, l'heure bleue surgit en pleine matinée. L'espace de quelques minutes, le collège et tous ses étudiants sont figés alors qu'il fait encore jour. L'évènement, somme toute anodin, annonce un évènement catastrophique : la venue d'un long jour bleu qui durera 25 heures et engloutira toute la ville. Une brèche s'est déjà formée près du désert et une jeune fille a disparu. Les midnighters vont devoir la sauver, tout en préservant leur secret, mais pour combien de temps encore ? Car quand le long jour bleu arrivera, les habitants de Bixby seront conscients et devront faire face aux darklings, y compris les plus vieux qui n'attendaient que ce jour pour se réveiller.

 

Cette fois, l'affaire devient vraiment sérieuse et les lycéens ne vont plus se contenter se simplement profiter de l'heure bleue ; ils vont devoir lutter contre. C'est l'heure de faire fonctionner ses méninges pour combattre la pire menace qui soit. Ce tome est un peu moins statique que le premier, encore plus dans l'action que le second, mais aussi dans les sentiments, car cette nouvelle situation va révéler les émotions de chacun ; pour sa famille, pour son ou sa bien-aimé(e), mais aussi pour sa ville.

 

Beth, la soeur de Jessica, tient un rôle plus important puisqu'il fallait bien se douter qu'elle découvrirait le secret de son ainée. J'aurai presque voulu qu'elle le réalise avant, car j'adore son côté petite peste protectrice. ^^
Rex aussi est intéressant depuis qu'il a fusionné avec un darkling, mais ce tome va lui donner une nouvelle dimension vraiment singulière, lui offrant la possibilité de passer du coté sombre. Dès lors, qui est Rex ?

 

Mon avis sur ce tome est passablement le même que sur les précédents, Scott Westerfeld faisant preuve d'une certaine constance dans son récit. Ce qui est très agréable, même si les défauts sont toujours là.
Midnighters est original, bien écrit, mais les personnages sont un peu trop passifs et pas assez développés. Une sympathique série, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

 

A noter tout de même que la saga se finit en apothéose, avec une fin haletante et des plus surprenantes qui m'a donné envie de savoir ce que deviennent nos héros par la suite.

C'est là tout le talent de l'auteur et c'était déjà le cas avec Uglies : des fins qui subliment le roman et donnent envie de poursuivre.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:44

Chambre des mortsTitre original : La chambre des morts.. 

Ecrit en : 2005

Editeur : Le Passage 

Paru en France en : 2005 

352 pages

ISBN : 978-226662951

 

Licenciés depuis plusieurs mois, Vigo et Sylvain décident de se venger en taguant les murs de leur ancienne entreprise. Sur le chemin du retour, ils renversent un piéton. L'homme est mort sur le coup, avec à ses côtés un sac rempli de billets. L'endroit est désert, leurs tags suffisamment évasifs pour que personne ne sache exactement à qui les attribuer et l'accident a eu lieu à des kilomètres de chez eux. Personne ne peut les soupçonner, alors pourquoi ne pas s'enfuir avec l'argent ?

Le lendemain, ils apprennent que l'homme qu'ils ont renversé était un richissime médecin venu payer la rançon de sa fille. Au lieu de ça, l'enfant a été retrouvée morte. La police n'a aucun indice, mais une certitude : l’assassin, lui, a vu ce qu'il s'était passé.

 

Je suis trop contente de mon résumé ! J'espère qu'il vous a mis l'eau à la bouche  Dommage, mais ma chronique va peut-être vous tempérer un peu. En effet, l'auteur a de très bonnes idées, un style plutôt agréable à lire, mais ne va pas au bout de son récit, laissant un mauvais goût d'inachevé au lecteur.

 

Dans ce roman, nous n'avons pas affaire à une, mais à plusieurs histoires, pas toujours bien imbriquées les unes avec les autres, et c'est vraiment dommage.

D'abord, Sylvain et Vigo, chômeurs qui peinent à retrouver du travail. Ils deviennent des criminels "par accident", mais comment résister à des millions d'euros quand on à du mal à faire vivre sa famille ? Malheureusement, Sylvain a une conscience et Vigo non. Avant même que l'assassin les retrouve, la situation entre les deux hommes va prendre une tournure dramatique. Du coup, on se demande un peu à quoi aura servi que le tueur les voit, l'intrigue ayant pu se suffire à elle-même.

Ensuite, l'histoire la plus intéressant, l'enquête sur un mystérieux tueur de petites filles qui prend soin d'elle comme de poupées et semble être un expert taxidermiste. C'est glauque, un brin malsain, mais jamais vulgaire. Franck Thilliez a eu une excellente idée qu'il maîtrise et a bien potassé la personnalité de son personnage. Il est question de psychologie, de taxidermie, de peinture et de médecine. Dommage qu’on sache déjà le nom de l’assassin à la moitié du bouquin.

Enfin, être un bon policier n'empêche pas d'avoir un vie de famille. C'est le cas du brigadier Hennebelle, jeune mère célibataire de deux jumelles qui rêve de devenir profileuse. Son goût pour le morbide ne l'empêche pas d'avoir des désirs de femme, parfaitement incarné par son supérieur. Autrement dit, entre découverte macabre et introspection psychologique, le lecteur a droit au problème de famille et aux fantasmes de la jolie inspectrice. Pas franchement utile à l'intrigue, voire ennuyeux, et le goût du glauque du personnage, là, pour la coup, était un peu dérageant.

 

Malgré un manque de développement sur certains points, La chambre des morts est un thriller très intéressant, basé sur une idée originale et bien travaillée. Au niveau du style, on sent que l'auteur se cherche encore entre de longues phrases imagées et un peu pompeuses, ou au contraire des exclamations très courtes donnant un rythme rapide à la lecture. Le tout reste très agréable et prometteur pour la suite,  étant donné que ce titre le premier roman de l'auteur.

 

Mais avec de si bonnes bases, pourquoi avoir autant bâclée la fin ?!?!?!

On n'a même pas le droit d'assister aux derniers éléments de l'enquête, l'auteur ayant préféré l'ellipse narrative pour une mystérieuse et agaçante raison, si ce n'est flouer le lecteur. Le dénouement nous est raconté en quelques lignes par l'un des personnages et se termine sur des élucubrations passablement ridicules sur la destinée. Vraiment dommage.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:49

Femmes-de-l-autremonde-1.jpgTitre original : Women of the Otherworld - book 1 : Bitten

Traducteur : Mélanie Fazi

Ecrit en : 2001

Editeur : Milady 

Collection : Bit lit

Paru en France en : 2007

544  pages

ISBN : 978-2811202576

 

Eléna est une femme comblée avec un job de journaliste qui correspond à ses attentes et un petit ami rêvé, gentil et attentionné. Pourtant, elle cache à ce dernier une partie de son passé, une part d'elle-même qui l'oblige régulièrement à s'enfuir en pleine nuit pour laisser libre court à sa vraie nature : celle d'une louve.

Quand elle reçoit un appel de Jérémy, le chef de la meute qu'elle a quittée, elle sait qu'il se passe quelque chose de grave et ne peut refuser son aide à celui qui l'a aidé dans sa nouvelle vie. Car Eléna n'est pas née loup-garou, elle est devenue la seule femme ayant survécu à une morsure, la morsure de l'homme qu'elle aimé.

Aujourd'hui, des meurtres ont été perpétrés non loin de Stonehaven, des meurtres sanglants faisant penser à des attaques de chiens sauvages. Sur le territoire de la meute de Jérémy, ces attaques sont clairement une menace des cabots, ces loup-garous qui ont choisi de quitter la meute pour satisfaire leur besoin de sang et de violence en s'en prenant au humain. La meute doit trouver lequel d'entre-eux s'est approché et l'exterminer avant que la population de Stonehaven se pose trop de question. Et ça, c'est le domaine d'Eléna.

 

J'adore les couvertures de cette saga, ce fond noir avec juste quelques touches de rouges, mais avant de me lancer, je suis allée voir quelques chroniques des amis blogueurs et blogueuses. Mauvaise idée car les avis sont très mitigés : coup de coeur pour les uns, profond ennui pour les autres.

Et franchement, quand j'ai commencé, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais. Première scène, on découvre une héroïne à la vie des plus conventionnelle qui sort en pleine nuit pour se transformer en loup et courir dans les rues. L'auteur nous livre alors une description à rallonge ne s'étalant pas sur quelques lignes, ni sur plusieurs paragraphes, mais carrément sur 2-3 pages. Je me suis dit : "ouillouillouille, ça démarre mal !" Et passer les premiers chapitres, j'ai dévoré ce livre !

 

Eléna est un personnage compliqué et torturé qui se cherche en pensant que mener une vie normale la sauvera. Elle refuse de faire face à sa vraie nature car par le passé, cela la conduit à être trahie par l'homme qu'elle aimait. Sa condition de louve-garou est la cause principale de ses hésitations, car elle lui fait faire des choses qu'elle refuse. Du moins, le pense-t-elle. ^^

Clay est le MP de ce roman, mais il y a aussi pas mal d'autres beaux gosses dans la meute. Entre Nick le gentil nigaud, Jérémy le vieux sage, Antonio le riche bobo et même le manipulateur mais raffiné Marsten, toutes les lectrices devraient y trouver leur compte. Clay reste mon préféré. Jeune loup qui obéi à ses instinct, il est bourru, un peu gauche, parfois violent, terriblement sexy et tellement vrai dans ses émotions. J'ai aimé le fait qu'il ne joue pas les machos en cachant ses sentiments ou en ne les comprenant pas, comme la plupart des MP de bit-lit ou de romance paranormale. Il est amoureux et est prêt à tout pour faire comprendre à Eléna qu'ils sont faits l'un pour l'autre.

La relation entre ses amants maudits est originale et très touchante. Je suis totalement fan.

 

Si les deux protagonistes sont pour beaucoup dans mon engouement pour ce titre, l'intrigue n'est pas en reste. Les loup-garous doivent faire face à certains de leurs semblables moins bien attentionnés envers les humains et qui ont décidé de prendre le pouvoir. Du coup, s'en suit une enquête qu'Eléna va devoir prendre en main, tout en gérant la population locale. On suit les indices pas à pas, avec une vraie logique et un dénouement très bien trouvé ; et parallèlement, l'héroïne nous fait part de ses sentiments, de ses souvenirs, de ce qui l'a amené là où elle est aujourd'hui. Romance, aventure, policier, Femmes de l'Autremonde mélange les genres avec brio, porté par des personnages complexes et émouvants qu'on prend plaisir à suivre, dans un style très agréable à lire, malgré quelques descriptions un peu trop chargées.

 

bitlit

ABC 2012

Un mot, des titres

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 05:38

Psi-changelling 1Titre original : Psi changeling 1 - Slave to sensation

Traducteur : Claire Jouanneau

Ecrit en : 2006

Editeur : Milady 

Collection : Bit lit

Paru en France en : novembre 2011 

430 pages

ISBN : 978-2811206260

 

Les Psi sont des êtres supérieurs dotés de pouvoirs mentaux qui ne ressentent plus aucune émotion. Cette parfaite maîtrise d'eux-même en fait de redoutables politiciens ou hommes d'affaires. Sascha Duncan travaille pour sa mère, dans une entreprise de construction. Leur dernier contrat vise à fabriquer des logements adaptés aux changelings, ces créatures mi-humaines, mi-animales totalement soumises aux passions. Pour se faire, les Psi ont fait appel à Lucas Hunter, chef de la meute de léopards vivants sur le territoire de DarkRiver. Ce dernier méprise les Psi, si imbus de leur personne et incapable d'éprouver le moindre sentiment, mais il a besoin d'approcher l'un d'eux.

L'une des leurs a été récements enlevés, torturées et tuées de manière particulièrement cruelle. Les indices prouvent que le coupable est un Psi, créatures censés être incapable de violence. De ce fait, le Conseil, haut dirigeant de la communauté des médiums, cache les faits et empêche toute enquête. Mais pour découvrir le fin mot de l'histoire, Lucas est prêt à tout, y compris se rapprocher de la jolie Sascha qui ne semble pas si dénuée d'émotions qu'elle le prêtant.

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Milady pour ce partenariat qui me faisait très envie.

 

J'ai entendu beaucoup de bien sur Nalini Singh, auteur de Chasseuse de vampires, et j'étais curieuse de découvrir le travail de cet écrivain. Si le style est très fluide et plutôt agréable à lire, l'histoire présente un schéma narratif des plus classiques qui lasse vite, malgré un monde original que j'aurai aimé découvrir plus en détail.

Après un petit prologue qui nous explique comment et pourquoi les Psi ont choisi d'annihiler leur émotion, on entre immédiatement dans le récit. L'auteur s'attarde peu sur les Psi, leur fonctionnement, leur relation, pourtant atypique. Lucas pose bien quelques questions sur le fonctionnement de cette société, mais les explications sont un peu trop rapides. Que Nalini Singh ne s'appesantisse pas sur les changeling qu'on connaît déjà, j'approuve, mais j'aurai aimé en savoir un peu plus sur le monde de Sascha par contre.

 

Mais venons-en au sujet de cette romance paranormal : l'histoire d'amour. Lucas est un chef avec un caractère intraitable, mais ses blessures le rendent attachant. Il est beau, riche, puissant, drôle, gentil et aimant. Quant à Sascha, c'est une jeune femme en souffrance qui va découvrir ce qu'il lui manque dans les bras d'un homme. Elle est jolie, fragile, intelligente, attentionnée et volontaire. Pas des plus originals ! Mais pourquoi pas ? Tant qu'une belle romance nous fait rêver ! Dans le même genre, j'adore La confrérie de la dague noire, mais ici, il manque un petit quelque chose.

Sascha devient vite agaçante à toujours se poser en victime, le passé de Lucas est "révélé" au moins trois fois, ce qui perd de son charme au fur et à mesure, la fin est absolument sans surprise, aucun personnage secondaire ne se démarque vraiment, l'affaire des meurtres manquent d'éclaircissements et la fin traîne en longueur.

 

C'est une romance sympathique, mais sans plus. Je ne pense pas que je lirai la suite.
D'autant que les prochains tomes risquent d'être répétitifs. L'histoire sera toujours la même : un Psi sans émotions qui va découvrir l'amour dans les bras d'un changeling ; il n'y a pas beaucoup d'autres structures possibles.
D'ailleurs, le premier chapitre du tome 2, Visions torrides, ne contredit pas beaucoup mon opinion pour le moment.

 

Romance paranormale

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