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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 06:55

QUand vous lirez ce livre...Titre original : Ways to Live Forever
Ecrit en : 2008

Traduction de Xavier d'Almeida

Editeur : Pocket Jeunesse 

Paru en France en : 2008

280 pages

ISBN : 978-2266213394

 

Sam a 11 ans et Sam a une leucémie. Il a décidé d'entreprendre l'écriture d'un livre, un recueil où il consigne non pas ses derniers jours, mais les choses qu'il aime, les questions qu'il se pose, des listes de choses diverses et variés, et tout ce qu'il a envie de partager,

 

Un livre humain

Sam est malade, mais il ne veut pas qu'on le plaigne. Il a conscience de ce qui va lui arriver et l'accepte. Son livre, c'est un recueil de pensées avant tout, les choses qui lui passent par la tête. La chronologie n'est pas toujours très claire, elle n'est pas fixe non plus. On y trouve du récit romancé, mais aussi des listes et des dessins.Ce sont des bribes de vie et non des bribes de mort. A aucun moment Sam ne s'apitoie sur son sort et sur une superbe leçon de vie qu'il donne au lecteur. Le lecteur en viendrait presque à oublier le terrible destin qui attend le petit garçon.

 

Un livre émouvant

Mais si Sam ne veut pas qu'on ne le voit qu'à travers sa maladie, pour le lecteur, elle est toujours présente. Nous sommes témoin de la gestion de ce handicap au quotidien, mais surtout, de toutes les questions que cela va engendrer chez le garçonnet, la modification de ses relations avec sa famille et ses amis...

Et bien entendu, la dernière partie est encore plus émouvante, avec encore plus d'émotion, puisque qu'on comprend tout ce qu'implique les points de suspension du titre. Si y'en a qui n'ont pas encore compris...

 

Un livre pédagogique

Malgré son sujet particulièrement difficile, ce livre s'adresse aux enfants. Le contenu n'est pas gore, pas compliqué, parfaitement adapté au lectorat, tout en restant proche de la réalité, sans rien gommer. La grande qualité de ce titre est aussi de ne pas s'apitoyer. A aucun moment, Sam ne se plaint de sa condition même si elle le fait souffrir. On est pas dans la pathos, le larmoyant. C'est beau, c'est émouvant, oui, mais toujours avec beaucoup de dignité et je n'hésiterais pas à mettre ce livre dans les mains d'un enfant qui serait intéressé.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 19:17

Riley Jenson 1Titre original : Full Moon Rising

Ecrit en : 2006

Traduction de Lorène Lenoir

Editeur : Milady

Collection : Bit-lit

Paru en France en : 2009 

416 pages

ISBN : 978-2811202217

 

Riley Jenson est une espèce rare : un hybride de loup-garou et de vampire, et presque personne n'est au courant. Reconnue comme loup par la société, elle travaille en tant qu'employée de bureau au Directoire, une administration gouvernementale chargée de s'occuper des criminels non humains. Rohan, le frère jumeau de Riley est gardien pour la même organisation, c'est un exécuteur.

Un soir, en rentrant chez elle, Riley est prise d'un mauvais pressentiment : son frère est en danger. Et quand elle rentre chez eux, elle a la surprise de découvrir un vampire sur son palier. Un vampire extrêmement sexy et complètement nu. A quelques jours de la pleine lune où sa libido sera à son apogée, la rencontre ressemble presque à un présent.

 

Ici, lors de la pleine lune, les loup-garous ne se transforment pas en loup, mais en machine de sexe. Alors ceux qui ont déjà jeté un coup d'oeil à ce roman ou n'importe quelle chronique, effectivement, Riley n'est pas une sainte nitouche. Le sexe tient une place prépondérante dans ce titre, parfois trop. Ceci dit, quand on est prévenue... Riley est une jeune femme qui a des pulsions, pleins de beaux garçons et qui n'hésite pas à se faire plaisir. Personnellement, ça ne m'a pas dérangée plus que ça.

 

Pour la simple et bonne raison qu'autour de ça il y a un vrai contexte très intéressant. Riley est une fille drôle, malchanceuse, mais aussi très forte. Son frère Rohan est craquant, Quinn est sexy et charismatique, Jack est manipulateur et cachotier, quant aux méchants, on a le droit à des portraits très différents les uns des autres, mais très intrigants. Les personnages sont vraiment bien trouvés.

 

J'ai trouvé aussi l'histoire passionnante. Il est question de manipulations génétiques, de magouilles politiques, de compétences extraordinaires, de transmissions de patrimoine... et bien sûr de sexe. ^^
L'avantage de ce premier tome, c'est qu'il ne se contente pas de poser un décor. On suit une véritable enquête, à laquelle le lecteur peut réellement participer, sans révélation sortie de nulle part au dernier moment ; tout en posant les jalons d'une intrigue policière et amoureux alléchante.

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Ethernya, avec Azilys, Korto, platinegirl, Eden, Simi, NaminéMelisende, Kassandra.

challenge fang addict

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 06:53

Fille d'un soirTitre original : La fille d'un soir

Ecrit en : 2009

Editeur : Gogitare Editions

Paru en France en : juillet 2010 (Réédition)

184 pages

ISBN : 978-2919276127

 

Un soir en boîte, Laurent Mavallet se fait draguer pour une jeune fille. Célibataire endurci d'une quarantaine d'années, fervent défenseur du sexe pour le sexe, pourquoi se priverait-il d'une partie de jambes en l'air facile ? Mais en pleine nuit, il se réveille avec un étrange pressentiment et ne tarde pas à découvrir le corps ensanglanté de sa compagne d'une nuit. Celle-ci s'est elle-même égorgée, laissant juste une lettre à son partenaire d'une nuit : "Comme cela, tu m'auras aimée au moins une fois, papa."

 

Un grand merci aux Agents Littéraires et à Pierre Béhel qui m'ont permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas.

 

Un titre qui porte à confusion

Etant donné que le sous-titre de ce livre est "Un souvenir d'avant le sida", je m'attendais à une histoire en rapport avec cette maladie. Eh bien pas du tout et je dois dire que j'ai horreur de ça ! C'est se moquer du lecteur que de lui soumettre un sous-titre qui porte à confusion. D'autant plus que le titre seul est suffisamment parlant et correspond à l'histoire, lui. Aux histoires même, puisqu'il correspond vraiment aux différents éléments du récit.

Je passerais sur la préface totalement inutile et présomptueuse que je vous déconseille fortement de lire, si vous ne voulais pas passer à côté d'un roman qui se révèle bien plus agréable que ces mauvais débuts ne le laissait supposer.

 

Un déclencheur difficile, mais maîtrisé par l'auteur

La scène de départ est très dure, aussi bien pour le personnage principal que pour le lecteur. Imaginer qu'une personne puisse s'égorger soi-même est très difficile car c'est un acte douloureux qui doit témoigner d'un profond dégoût de soi ou désir de vengeance. J'attendais donc beaucoup du dénouement.

Je dois avouer qu'au vu du cheminement, je pensais être déçue, les raisons de ce geste apparaissant plutôt légères, mais l'auteur a su me convaincre au tout dernier moment. Dommage qu'il se soit un peu perdu dans les méandres de son récit par manque d'empathie avec les personnages.

 

Des éléments inutiles

Ce roman contient tout de même beaucoup de blabla pour pas grand chose. Les allers et retours chez le médecin, les soirées avec Caro... sont autant de scènes pas franchement utiles, ou du moins pas suffisamment travaillées. Et ne parlons pas des scènes avec les zentaï qui ne servent à rien, si ce n'est à mettre en avant les connaissances de l'auteur sur une pratique sexuelle originale. Je n'ai rien contre bien sûr, mais elles apportaient finalement peu de chose au récit.

Inutile aussi le découpage excessif du roman. 40, c'est beaucoup trop. D'autant que la plupart aurait tout à fait pu être regroupé.

 

Un roman qui a beaucoup de défauts, mais aussi beaucoup de qualités. Malgré quelques erreurs qui auraient pu être évitée, Pierre Béhel nous propose un bon synopsis, un dénouement prenant et surtout un style très agréable à lire.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 11:26

Laisse-moi entrerTitre original : Lat den rätte komma in

Ecrit en : 2004

Traduction de Carine Bruy

Editeur : Milady

Collection : Thriller

Paru en France en : mai 2011 (Première édition SW Télémaque en 2010)

222 pages

ISBN : 978-2811205454

 

Oskar a 13 ans et vit dans une banlieue de Stockholm avec sa mère. Oskar est un petit garçon timide, discret et persécuté à l'école. Son passe-temps ? Collectionner les coupures de presse traintant de meurtres. Un soir, sur le terrain de jeux de son immeuble, il fait la connaissance d'Eli, une petite fille qui a récemment emménagé avec son père. Mais les nouveaux arrivants ont des habitudes pour le moins surprenantes : Eli ne sort que la nuit, toutes les fenêtres de l'appartement sont calfeutrées et son aspect change d'une nuit à l'autre. Elle semble aussi très adulte malgré ces 13 ans. Et ne parlons pas des meurtres rituels perpétrés depuis l'arrivée de cette étrange famille.

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Milady qui m'ont permis de découvrir ce titre que je mourrait d'envie de découvrir et qui ne m'a pas déçue. 

 

Une atmosphère très sombre auquel contribue fortement le style l'auteur

Dès le début du roman, John Ajvide Lindqvist plonge le lecteur dans une ambiance très sombre, limite glauque en nous narrant les aventures d'un petit garçon qui vit dans un quartier qui ne semble pas très bien fréquenté. Il est question de maltraitance, de violence, de drogue, de meurtre. Les personnages sont des alcooliques, des pervers, des meurtriers, des voyous. Et la plupart du temps, l'action se déroule de nuit.

En plus du décor mis en place par l'auteur, c'est aussi son style qui contribue fortement à développer cette atmosphère particulière. John Ajvide Lindqvist maîtrise parfaitement ses descriptions, ni trop longues, ni trop courtes, mais suffisamment détaillées pour qu'on puisse se représenter les lieux et les personnages. Le style est précis, très agréable à lire, avec des phrases courtes, dépourvus d'effets stylistiques, parallèlement à la sobriété des lieux du roman.

 

Malgré tout, il y a beaucoup de longueurs

Malheureusement, bien que tous ces éléments contribuent fortement à l'atmosphère générale de l'ouvrage, 600 pages, c'est un peu long. Il arrive un moment où on se demande où l'auteur veut en venir. Il y a beaucoup de personnages secondaires sur lesquels le lecteur apprend beaucoup de choses, sans que ce lui soit forcément très utile. On a aussi envie de secouer Oskar car il est un peu lent à réaliser la véritable nature d'Eli.

Les débuts sont un peu laborieux et puis finalement, le dernier quart révèle tous les éléments qui manquaient à notre compréhension.

 

Des personnages atypiques

Eli est un monstre. Elle tue des gens pour se nourrir. Mais parallèlement, c'est un enfant en souffrance, terriblement seule, avec pour seule compagnie un détraqué sexuel. Au fur et à mesure du roman, on en découvre un peu plus sur la jeune fille, sur son passé, sur ses douleurs, bien qu'elle multiplie les cadavres. Les sentiments que suscitent ce personnages sont très contradictoires. Ce qu'elle fait est horrible, inhumain, pourtant, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion pour elle.

C'est un peu le même genre de ressenti pour Oskar, mais dans l'autre sens. Le petit garçon est persécuté à l'école, assez violemment, et vit dans une famille qui bien qu'aimante, ne semble pas toujours à l'écoute de ses problèmes. C'est un enfant très attachant, qui suscite beaucoup d 'empathie, pourtant, il a des passe-temps plutôt surprenants et est sans doute un tueur en série en puissance. 

John Ajvide Lindqvist parvient à rendre attachants des personnages plutôt horribles et à susciter de la pitié de la part du lecteur pour ses enfants en souffrance.

 

La frontière entre haine et amour est bien mince

Finalement, le sujet central de ce livre est la relation qui va se développer entre les deux enfants. Eli sait qu'elle ne peut pas avoir d'ami, Oskar sent bien que sa nouvelle amie n'est pas comme les autres, mais pourtant, un lien indescriptible va se développer entre eux. Au milieu de la violence, de la souffrance, de la solitude, ces deux enfants vont se trouver et le lecteur est spectateur de ce lien. Parallèlement à Oskar, on ressent de la curiosité, du dégoût, de la haine, puis de l'amour pour Eli. On comprend ce qui va amener le petit garçon a se rapprocher de cette créature au détriment de sa famille et c'est la grande force de roman véritablement passionnant

challenge fang addict

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 02:50

Veronika mourirTitre original :Véronika decide morrer

Ecrit en : 1998

Traduction de François Marchand Sauvagnargues

Editeur : J'ai lu

Collection : Romans

Paru en France en : avril 2007 (Première édition chez Anne Carrière en 2000)

222 pages

ISBN : 978-2290003251

 

A 24 ans, Véronika est jeune, jolie et intelligente. Elle n'est pas particulièrement malheureuse, mais elle n'est pas heureuse non plus. Elle a conscience de la vacuité de son existence et décide consciencieusement de mettre fin à ses jours en avalant quatre boîte de médicaments.

Malheureusement, elle est secouru à temps et se réveille à l'hôpital psychiatrique de Villete où elle apprend que son coeur a été endommagé. Il ne lui reste qu'une semaine à vivre, une semaine au cours de laquelle elle va faire la connaissance des patients de l'hôpital qui vont peu à peu réanimer chez elle le désir de vivre.

 

Un livre qui se base sur l'expérience personnelle de l'auteur

Il n'est pas évident de décrire certains milieux que, nous autres lecteurs, fréquentons peu. Nous devons alors faire confiance aux auteurs qui prennent généralement la peine de se renseigner avant d'écrire leur roman, une invraisemblance nous sautant vite aux yeux. Certains milieux sont plus difficiles à appréhender, c'est le cas d'un hôpital psychiatrique. Ici, l'auteur se sert de sa propre expérience puisque Paulo Coelho a été interné à plusieurs reprises. Il utilise ses souvenirs pour créer son décor, mais aussi pour développer les pathologies de ses personnages.

Au début du livre, un chapitre parle de l'auteur et de son expérience personnel. Sur le coup, j'ai trouvé l'intégration de ce texte très étrange, limite prétentieuse. Mais finalement, il contribue à donner du crédit au récit de Paulo Coelho, malgré l'étrangeté de certains comportements.

 

Une chronologie rapide

Veronika décide de mourir est un livre très court qui se lit très rapidement, notamment parce que le récit lui-même se déroule sur seulement une semaine. Il ne reste que très peu de jours à l'héroïne et le lecteur a envie de savoir ce qu'elle va faire ce temps. L'urgence de la vie et de la mort du personnage principal nous entraîne dans une lecture rapide, comme si on ne pouvait pas la faire attendre. Comme certains patients de Villete, on développe un étrange sentiment vis-à-vis de Veronika qui fait qu'il nous est impossible de lâcher le livre avant son dénouement.

Il est évident aussi que le style de l'auteur contribue beaucoup à cette facilité de lecture : phrases courtes, chapitre de quelques pages, vocabulaire simple... mais quand l'ensemble est harmonieux, pourquoi s'en plaindre ?

 

Mais un contenu riche

Bien que le roman soit court, on assiste à un véritable changement chez l'héroïne qui passe d'un état d'esprit à un autre. C'est à une incroyable métamorphose que le lecteur assiste. On s'attache à cette jeune femme désoeuvrée qui nous met à la propre vacuité de notre existence. Car qui n'a pas, un jour dans sa vie, ressenti ce genre de malaise ?

De plus, malgré la brièveté des évènements, on apprend beaucoup de choses sur les personnages secondaires, sur leur passé, leur vision de la vie et de la folie. Malgré le peu de pages, Paulo Coelho parvient à développer une vraie empathie pour tous ses personnages qu'on sent, d'une certaine façon, dans l'urgence de la vie..

 

Un roman qui ne laisse pas de marbre

Je dois avouer que ce roman m'a bouleversée et m'a fait profondément réfléchir sur ma propre condition. Le discours de l'auteur à travers ses personnages m'est longtemps resté en tête et m'a même empêchée de dormir ! On en vient vite à oublier le récit lui-même, pour n'en garder que la réflexion sur la place de l'homme dans la société et sa recherche du bonheur, malgré l'acceptation d'une conscience collective qui l'empêche par là-même d'être lui-même.

On ne peut pas toujours être d'accord avec le roman en lui-même, certains comportements des patients ou encore la décision du médecin pouvant paraître excessifs. Mais il est certain que Véronika décide de mourir ne laissera personne indifférent.

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par SophieLJ, avec Niënor, Venji, (pomm), Kkrolyn, comicboy, Benjamin59, irisLilas et Luthien.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 05:40

Vampires de Manhattan 2

Titre original : Masquerade

Ecrit en : 2007

Traduction de Valérie Le Plouhinec

Editeur : France Loisir (Première parution en 2009 chez Albin Michel)

Paru en France en : 2009

352 pages

ISBN : 978-2298026597

 

Sur les conseils de sa grand-mère, Théodora Van Alen est parti à Venise à la recherche de son grand-père, le professeur Lawrence Van Alen. Celui-ci détiendrait le moyen de lutter contre les sang-d'argent, dont le Comité refuse toujours d'admettre le retour. En effet, alors que la jeune sang-mélée s'inquiète pour l'avenir de sa race, les new-yorkais s'attèlent à l'organisation du plus grand évènement chez les vampires de Manhattan : le bal des Quatre-Cents. Et Mimi Force a bien entendu prévu d'être la reine du bal...

 

De l'action

Un peu perdue au début dans la mythologie vampirique complexe développée dans le premier tome, on se laisse finalement vite prendre par le récit. Cette fois, pas de blabla inutile pour présenter les personnages, on est immédiatement plongé dans l'action. Qui est aussi plus présente dans ce tome, même si le rythme s'essouffle un peu sur la fin.

On est aussi moins pris dans le tourbillon de marques qui caractérisait Les vampires de Manhattan, bien qu'elles soient toujours présentes. L'histoire reste enfin centrée sur les sang-d'argent et il y a une vraie évolution, aussi bien des personnages que du récit.

 

Beaucoup de mystère

J'ai beaucoup apprécié le suspens qui ce dégage de de livre. Les rêves de Bliss sont très étranges et on se doute qu'il y a quelque d'anormal, mais l'auteur met sans cesse en doute cette idée. On fait alors des suppositions qui, pour ma part, étaient sans cesse démenties pour finir sur une révélation réellement stupéfiante.

La mythologie vampirique si originale de ce titre est elle aussi distillée au compte-goutte. Alors que dans le précédent tome, Théodora lisait simplement l'histoire de ses aînés dans le journal intime de sa grand-mère, l'héritage des vampires est ici livré petit à petit à travers les souvenirs des différents personnages, notamment au travers de 3 personnages très importants.

 

Mais pas d'empathie avec les personnages

Par contre, Melissa de la Cruz n'est pas douée pour les sentiments. Les moments supposés tendres ou émouvants sont traités en quelques lignes et n'ont suscités aucune empathie de ma part. Le lecteur ne partage pas les sentiments des personnages qui ne sont pas approfondis et traités de manière très succincte.

Finalement, seule la haine de Mimi est palpable mais encore une fois, pas de manière ultra-violente non plus.

 

 Après mon scepticisme suite à la lecture du premier tome, c'est une excellente surprise que ce deuxième volume bien meilleur, plus rythmé, mieux écrit et plus approfondi. J'ai encre plus hâte de lire le tome 3, maintenant. ^^

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Mimipouss, avec Can_diice, Claka, Everbook, Frankie, Korto, Nane42, Petitepom, Platinegirl, Reveline et TheChouille.

Bad wings good wingschallenge fang addictThe End of Story

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 21:59

EmmaTitre original : Emma

Ecrit en : 1815

Traduction de Pierre Nordon

Editeur : Le livre de poche

Collection : Classiques

Paru en France en : novembre 2010

(Une première traduction apparaît dès 1816, mais reste anonyme. Le roman revient en France sous forme de feuilleton en 1910 dans le Journal des débats, avant d'être publié chez Plon en 1933.)

512 pages

ISBN : 978-2253089056

 

Emma est une jeune fille de bonne famille, belle, intelligente et à l'imagination débordante. Après le départ de sa fidèle amie et nounou, la demoiselle cherche à oublier son chagrin en se prenant d'affection pour une jeune femme moins chanceuse qu'elle. Elle conçoit alors le projet de rapprocher sa protégée, Miss Harriet Smith, et le meilleur parti du petit village d'Highbury.

 

Une héroïne agaçante

Emma est une jeune fille de bonne famille qu'on pourrait juger parfaite. Elle est belle, riche, intelligente, aimée de tous et prends soin de son père malade. Mais elle passe son temps à interpréter les actes et les propos des gens selon son bon vouloir. Alors c'est sensé représenter l'apprentissage de la vie de la jeune fille qui va devoir faire face à ses erreurs d'interprétation. Franchement, moi ça m'a un peu soulée. J'ai pas beaucoup accroché au personnage que j'ai trouvé imbue d'elle-même, agaçante et pas toujours très intelligente.

 

Une romance digne d'Harlequin

Emma est un roman historique, mais avant tout un roman d'amour. C'est fleur bleue, c'est gnangnan, ça fait rêver. Ce n'est pas un mal, moi j'aime ça. Mais un bon Harlequin est peut-être plus intéressant à ce niveau-là : moins de longueurs et plus de sexe. ^^

Et quel optimiste ! Le côté tout est bien qui finit était franchement risible, surtout dans les derniers chapitres.

 

Un bon style

Emma reste un roman très bien écrit. Jane Austen a un réel talent pour conter les moeurs de son époque. Mais je ne suis pas convaincue que celui-ci soit encore d'actualité. J'ai trouvé le style un peu pompeux et surtout, il y a beaucoup de longueurs. Il y a beaucoup de blabla et il est difficile de se retrouver dans une époque révolue. Il y a aussi quelques tournures de phrases qui prêtent à confusion et que j'ai dû relire à plusieurs reprises pour en comprendre le sens. En tout cas, ce roman ne m'aura pas convaincue de me plonger dans la bibliographie de l'auteur anglaise.

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Bookine, avec Adorelire9, Anasthassia, Awira, Cerisia, Didi8921, Felina, Florel, Furby71, Gentiane, Ginger, Irislilas, La Grotte des livres, La Marmotte, Lenelaï, Lizi, Lynnae, Nathalie, Nymeria, Nymi, Opales, Paikanne, Pascale, (Petitebelge66), Platinegirl, Rasta-Girl, (Révérence Sateenkaari), Rose, Sakina, Sakinia, Sisol, Stellade, (StupidGRIN), Vashta Nerada, (Welden) et Yogi.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 23:09

http://spider95.canalblog.com/images/hgfiu1.jpgTitre original : Go Ask Alice

Ecrit en : 1971

Traduction de France-Marie Watkins

Editeur : Pocket

Paru en France en : janvier 1989 (Première édition aux Presses de la cité en 1972)

224 pages

ISBN : 978-2266027151

 

A 15 ans, on a l'impression que le moindre petit problème aura des répercussions graves sur note vie entière. La popularité est au coeur de nos préoccupations et on est prêt à tout pour être aimé. Malheureusement pour l'auteur de ce journal, c'est un poison qui va croiser sa route pour lui permettre de vivre sa vie à cent à l'heure...

 

Un livre polémique

Présenté à sa sortie en 1971 comme le journal intime d'une jeune fille de 15 ans,  il s'avère en réalité avoir été écrit par Béatrice Sparks. Alors écrit ou dirigé, on ne sait pas trop. De même, il semble subsister des doutes sur la profession de la psychologue américaine spécialiste des faux journaux intimes visant à sensibiliser la jeunesse américaine sur les problèmes de société tels que la drogue, la maternité, l'alcool, les cultes sataniques ou l'anorexie.

La polémique vient, bien entendu, du fait qu'elle a nié pendant plusieurs années que ce journal était un faux, y compris face aux doutes de certains journalistes et spécialistes, et non du support lui-même.

Personnellement, j'ai lu ce livre plus jeune, sans avoir connaissance de ce problème et ça ne m'a pas gêné outre mesure. Maintenant, avec le recul, il est vrai que certains éléments auraient du me mettre la puce à l'oreille, notamment certaines expressions qu'il est quasiment impossible de retrouver dans le journal intime d'une adolescente de 15 ans. Pour ce qui est de la véracité des experiences, je ne peux pas juger, mais en tout cas, ce roman m'a fait une très grande impression.

 

Un livre touchant

Le journal intime est la forme littéraire qui permet au lecteur de créer le plus facilement de l'empathie pour un personnage. Parce qu'il est écrit à la première personne, mais aussi parce qu'on a tous un jour écrit quelques lignes pour partager les aléas de notre vie. C'est d'autant plus touchant ici que le sujet est grave et l'héroïne très jeune.

J'ai beaucoup aimé ce roman, aussi bien aujourd'hui qu'il y a quelques année. L'histoire de cette jeune fille m'a touchée, m'a fait verser quelques larmes. J'ai été malheureuse avec elle, j'ai sombré avec elle, puis j'ai espéré de nouveau. On suit l'évolution de cette jeune adolescente banale de 15 ans qui sombre dans la drogue et on suit l'évolution de son état à travers sa plume.

 

Un livre pédagogique

L'herbe bleue est un livre court, très facile d'accès et surtout qui nous décrit un monde qu'ont ne connaît pas toujours. L'héroïne nous y décrit ce qu'elle ressent à chaque prise de drogue, le bien que cela lui fait, mais aussi les conséquences désastreuses que cela va engendrer par la suite. L'auteur ne nous plonge pas dans un pathos mièvre et excessif (bien qu'il soit tout de même présent), et a un message plus concret que simplement "La drogue, c'est mal !" Le lecteur ne se sent pas pris pour un imbécile et on a droit à une vraie réflexion sur le sujet, même si la visée moralisatrice de ce texte ne peut être niée.

 

Livre lu dans le cadre du challenge" Un mot, des titres" organisé par Calypso autour du mot bleu.
Ont lu le même livre : Lili et Tchae. Je m'attendais à plus. ^^

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 16:04

Dexter 2Titre original : Dearly Devoted Dexter

Ecrit en : 2005

Traduction de Sylvie Lucas

Editeur : Points

Collection : Thriller

Paru en France en : mai 2007 (Première édition par Le Seuil en 2005)

316 pages

ISBN : 978-2757801642

 

Dexter vient de mettre la main sur un pédophile qu'il découpe avec délice, avant de se rendre compte qu'il avait un complice. Ni une, ni deux, le "justicier" se lance sur les traces de sa prochaine victime, mais il se rend vite compte qu'il est lui-même traqué. En effet, le sergent Doake est déterminé à prendre Dexter la main dans le sac, quitte à le filer jour et nuit. L'expert judiciaire de la police de Miami décide de laisser ses penchants meurtriers de côté et de mener une vie normale en attendant. Mais une nouvelle enquête, particulièrement glauque, va réveiller les instincts du chasseur.

 

Un roman qui manque de crédibilité

Dexter et Déborah sont amenés à enquêter sur une affaire particulièrement sordide dans laquelle le tueur démembre ses victimes vivantes. Tout y passe : bras, jambes, organes génitaux, langue, paupières, nez... Et pendant tout ça, le pauvre homme reste vivant, y compris après. Moi je me pose une question : comment est-ce possible ? Je ne suis pas médecin, c'est peut-être faisable. Mais d'entrée, j'y crois pas ! Pourtant, aucun personnage ne se pose cette question, ce qui aurait permis à l'auteur de crédibiliser sa scène. Du coup, pour moi lecteur lambda, tout cela m'apparaît comme une tentative ratée de faire dans le glauque scabreux.

Que reste-t-il alors ? Dexter ? Le héros de ce roman est aussi peu crédible que l'assassin qu'il traque. Il se présente constamment comme un monstre dénué de sentiments, mais passe son temps à faire plaisir à tout le monde. J'aurais aimé que la psychologie du personnage soit plus travaillée. Beaucoup de ses réactions m'ont paru obscures.

 

Une enquête incompréhensible

C'est le cas de beaucoup de choses dans ce roman d'ailleurs. Je suis passée totalement à côté de l'enquête, la plupart des raisonnements des protagonistes m'échappant totalement. Dexter mène l'enquête seul, y compris sans le lecteur. Il tire des conclusions à partir de points très obscurs et trouve des solutions à partir de données ridicules. Il parvient à résoudre des problèmes que les plus grands enquêteurs du pays ne comprennent pas. Et tout ça pour, au final, résoudre l'affaire sur un coup de chance.

Et pour couronner le tout, l'enquête n'est pas la seule chose a être mal fichue. Le roman est bourré d'incohérences, que ce soit au niveau de l'histoire, des personnes, de leur caractère ou de leurs réactions.

 

 

Grosse déception pour ce second tome de Dexter. Le premier tome ne m'avait pas enchanté plus que ça, mais il y avait tout de même des éléments intéressants. Avec Dexter revient !, Jeff Lindsay se contente d'une suite bâclée où ni l'intrigue, ni les personnages n'ont été réellement approfondis.

 

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune avec Sofynet, Tigrouloup, Azariel87, Cerisia et Felina

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:48

Le fléauTitre original : The Stand

Ecrit en : 1978 (version revue et corrigée en 1990)

Editeur : Le livre de poche

Paru en France en : juillet 2010 (Première édition française en 1991 chez JC Lattès)

768 pages

ISBN : 978-2253151418

 

Alors que Bill, Norman, Tommy, Henry et Stu boivent un verre à la station-service du premier, une voiture manque de les tuer en fonçant sur les pompes. A l'intérieur, le cadavre d'une femme et son bébé, ainsi que le conducteur, au seuil de la mort. Celui-ci semble très mal en point, mais les cinq hommes ne s'inquiètent pas plus que ça. Pourtant, c'est le début d'une épidémie qui va se propager à vitesse grand V, à travers tout le pays.

Nez qui coule, mauvaise toux... rien de plus qu'une petite grippe... Mais en moins d'un mois, la majeure partie de la population américaine, puis mondiale est décimée. Il ne reste que quelques survivants qui semblent mystérieusement imunisés. Chacun de leur côté, ils vont tenter de survivre, chercher d'autres survivants, partir vers l'est où une mystérieuse négresse les attend. Mais si mère Abigaël leur veut du bien, un mystérieux homme noir, bien moins intentionné, hante leurs rêves...

 

Excellent !!!!
Du très bon King !
Sans conteste un des meilleurs livres de l'auteur que j'ai eu l'occasion de lire jusqu'à présent.

 

Un roman un peu long, mais admirablement bien écrit

Le roman est très bien écrit. On découvre une galerie de personnages impressionnante, aux personnalités complexes et travaillées, qui permettent à l'auteur de nous proposer une multitude de réactions face au malheur. Le scénario, lui, est apocalyptique, fantastique, très intelligent et parfaitement amené.

On pourrait reprocher à l'auteur la longueur de son texte. 768 pages, c'est pas rien ! Chaque chapitre nous narre la vie d'un des nombreux protagonistes, de manière parfois un peu lourde, mais chaque élément contribue à amener le lecteur à réfléchir sur les relations et les réactions des personnages. Aussi à éprouver beaucoup d'empathie pour eux, face aux évènements qui surviennent. Un pavé, certes, mais dans lequel on se laisse rapidement embarquer.

 

Un roman fantastique (et je ne parle pas du genre ^^)

L'histoire est superbement amenées par des chapitres cours, des enchaînements incroyables et des ellipses narratives qui participent à la tension que dégage ce titre. On ne lit pas, on VIT la propagation du virus. Et plus tard, on ressent les difficultés et l'espoir de chaque protagoniste.

"Harry, un homme sociable qui aimait son travail, transmis la maladie à plus de quarante personnes ce jour-là et le lendemain. Combien de ces quarante personnes la transmirent à leur tour, impossible à dire (...) En comptant cinq personnes par tête de pipe, au bas mot, on arrive quand même à un total de deux cents. Et selon la même formule, sans doute assez réaliste, ces deux cents en infectèrent mille, ces mille cinq mille, ces cinq mille vingt-cinq mille. Sous le soleil du désert californien et grâce à l'argent des contribuables, quelqu'un venait de réinventer la réaction en chaîne. Une réaction en chaîne mortelle."

Citation de Le Fléau - tome 1, de Stephen King, édition Le livre de poche, 2010, p 117.

D'un fait, en apparence anodin, Stephen King nous développe un récit incroyable où se mêlent habilement action, réflexion, amour et une touche de fantastique. A mon sens, cette touche surnaturelle n'était pas indispensable. La première partie du Fléau est à elle seule suffisamment bien écrite et palpitante pour faire un bon roman, mais Stephen King aime faire frissonner ses lecteurs et l'arrivée de L'homme noir va permettre à l'auteur de donner un second souffle à son histoire.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Mélo, avec Furby71, PetiteMarie, Lamalal', Kactusss, Miss Bunny, Nodreytiti, Irys, ML et DeL.

challenge stephen king 2011

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