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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:24

Anita Blake 1Titre original : Anita Blake : Vampire Hunter - Book 1 : Guilty Pleasures

Ecrit en : 1993

Editeur : Milady

Collection : bit-lit

Paru en France en : mars 2009 (Première édition française en 2002 chez Pocket)

382 pages

ISBN : 978-2811200923

 

Anita Blake est réanimatrice, elle fait se relever les morts, et en a fait son métier. A l'occasion, elle est aussi tueuse de vampires, créatures de la nuit qu'elle déteste, et s'est même fait une certaine réputation : on la surnomme l'Exécutrice. Alors quand des suceurs de sang souhaitent l'engager pour enquêter sur des meurtres, elle est pour le moins surprise. Elle refuse d'abord, mais le maître des vampires de Saint Louis ne souffre aucun refus et n'hésite pas à menacer la vie de la meilleure amie d'Anita pour la contraindre à faire ce qu'il demande. C'est une course contre le montre qui s'enclenche pour la jeune femme, car elle ne doute pas que les vampires la liquideront une fois qu'elle aura mis la main sur le tueur.

 

Une héroïne de caractère

Anita est une professionnelle expérimentée et multi-casquettes. Elle effectue des missions à hauts risques avec beaucoup de talents. J'ai toujours eu un faible pour les héroïnes fortes, alors là je suis comblée. Mais en plus de son courage et sa détermination, la jeune femme est intelligente, volontaire, à un sens morale aigu, de l'humour et beaucoup d'empathie.

Ce que j'ai surtout aimé, c'est qu'elle ne cache pas sa peur. Si elle est devenue tueuse de vampires, c'est surtout parce que ces créatures lui font peur. Ici, pas de romantisme sur l'amour éternel. La première image que Laurell K. Hamilton nous donne des vampires est violente, agressive, mauvaise. Ces créatures sont des montres, Anita les considère comme telle et ne le cache pas. Cette peur qu'elle revendique la rend très humaine et désacralise un peu cette image du vampire romantique trop répandue.

 

Un rythme soutenu

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne s'ennuie pas. Les premières lignes mettent d'entrée le lecteur dans l'ambiance et une fois entraîné, difficile de décrocher. Il y a de l'action, de l'émotion et de l'humour. Les chapitres s'enchaînent, avec des éléments accessoires qui viennent s'intercaler et donnent du piquant aux relations entre les personnages.

Laurell K. Hamilton nous propose d'ailleurs une galerie de personnages importantes et intéressantes. Des vampires et des humains qui vont ébranler les convictions de la jeunes femmes, mais aussi de nombreuses créatures fantastiques bien développées.

 

Un excellent roman qui fait vite oublier ses défauts

Le roman n'est pas parfait. Il y a quelques passages un peu obscurs au niveau de la narration, une héroïne qui s'inquiète un peu trop pour ses amis, des scènes de combat un peu obscures et un dénouement un peu trop rapide et facile. La transition entre le moment où le lecteur possède tous les éléments pour découvrir l'identité du tueur et où Anita comprend qui il est est un peu trop longue.

Pourtant, j'ai adoré ce premier roman. J'ai été transportée par le style de Laurell K. Hamilton, très vivant, très proche de l'héroïne, rythmé et drôle. J'ai dévoré cette aventure d'Anita Blake, chasseuse de vampires où se mêle action, aventure et fantastique. Les personnages sont très travaillés, ont une vraie personnalité et le lecteur s'attache très vite. On a envie de les suivre, en particulier Jean-Claude que j'ai trouvé très romantique, Edward à la moralité légèrement douteuse et surtout Anita, héroïne à laquelle j'adhère totalement.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Sookies avec Platinegirl, Malorie57, Auudrey, Chtitepuce, Strawberry, Book'A'Croc, Mabiblio1988, Petitebelge66, Novalis, Kassandra, Nane42, Nastasia, Melcouettes, Azilys, Sakinia, Lou, (ptitelfe), Tchae et Cinderella191.

Babychallenge-bitlit

challenge fang addict

challengelivreaddict

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 14:37

absolument debordeeTitre original : Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fontionnaire

Ecrit en : 2004

Editeur : Point

Paru en France en : avril 2011 (Première édition française en 2010 chez Albin Michel)

306 pages

ISBN : 978-2757822586

 

Après huit ans d'études, Zoé Shepard intègre la fonction publique territoriale où elle espère accomplir de grandes choses dans le domaine de la finance publique. Mais elle déchante vite car entre le montage de statue en kit, la participation à des réunions inutiles, l'organisation de parties de carte ou le recrutement de personnel incompétent, elle est loin d'être débordée. Et ne parlons pas du personnel de la mairie qui semble avoir fait de l'incompétence une qualité primordiale.

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Points qui m'ont permis de découvrir ce titre qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie. ^^

 

Un univers où le ridicule ne tue pas

Soyons honnête, la fonction publique n'a pas vraiment une bonne réputation. Mais là ! L'auteur a réuni le pire du pire, les situations les plus extrêmes, mais aussi les plus ridicules et les plus aberrantes. Ici se côtoie personnel idiot et incompétent, mais qui le revendique, situations moralement douteuses et projets passablement ridicules.

Il faut bien faire la part des choses : Zoé Shepard ne nous raconte pas le quotidien au jour le jour d'une collectivité, mais nous présente un condensé des situations les plus risibles sous forme romancée. Absolument dé-bor-dée ! reste un roman, une oeuvre de fiction, même s'il repose sur des bases réelles.

Parmi mes passages préférés :

"- On a lu ta note et on s’accorde à dire qu’elle est déplorable.
- Puis-je savoir exactement ce qui ne vous convient pas dans cette note ? Comme aucun élément n’est barré..
- Mais tout la note est à barrer, elle est à refaire intégralement
- Je crois que tu n’as pas bien compris. Il faut la réécrire entièrement. Ce n’est ni fait ni à faire, la police utilisée à la mairie est de l’Arial 11 et tu as écrit en Times New Roman 12.

- Je la veux sur mon bureau au plus tard vendredi, exige-t-il.
- Cinq jours entiers me semblent un délai raisonnable pour m’acquitter de cette tâche."

 

Un roman hilarant

Plus qu'un pamphlet contre la fonction publique, c'est une bonne dose d'humour que nous propose ici Zoé Shepard. Absolument débordée ! présente une galerie de personnages ridicules, incompétents, mais particulièrement drôles et la plupart du temps totalement hermétiques au second degré dont fait preuve l'auteur. Ce dernier élément est la grande force de ce roman et ce qui donne à ce titre toute sa fraîcheur à ce texte.

Certains trouveront le ton quelque peu prétentieux, mais ça ne m'a pas du tout dérangé. Au contraire, ça m'a semblé très naturel.

 

Et après ?

Malheureusement pour Zoé Shepard, de son vrai nom Aurélie Boullet, elle a donné un peu trop de détails qui ont permis à sa direction de remonter jusqu'à elle. On sait donc que la collectivité dont elle parlait n'est autre que le Conseil régional d'Aquitaine. La jeune femme a écopé de 4 mois de suspension, décision dont elle a fait appel, mais est retournée travailler à la région depuis le début de l'année.

Les droits du livre aurait été achetés par UGC. J'ai hâte de voir ce que ça donnera en film. ^^

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:54

L'éxécutrice 1Titre original : Elemental Assassin - Spider's Bite

Ecrit en : 2010

Traduction de Agnès Girard

Editeur : J'ai lu

Collection : Crépuscule

Paru en France en : avril 2011 

346 pages

ISBN : 978-2290030592

 

Gin est tueuse à gages, une redoutable meurtrière surnommée L'Araignée et réputée dans le milieu. En tant qu'élementale de pierre, elle perçoit le murmure des minéraux, le chuchotement des gravillons.

Elle accepte ce qui pourrait bien être son dernier contrat avec Gordon Giles, un proche de Mab Monroe qui règne sur Ashland. Mais quand la mission dérape, que son mentor est cruellement torturé et assassiné, son "frère" battu à mort, Gin n'a plus que la vengeance comme unique objectif. Même si pour cela, elle doit s'allier à Donovan Caine, un flic intègre qui a juré de mettre L'Araignée derrière les barreaux depuis l'assassinat de son coéquipier.

 

Un thriller bien mené

Gin veut se venger, mais pour cela, elle doit d'abord démasquer l'élémental qui a réussi à s'approcher suffisamment d'elle pour la faire souffrir. C'est donc une enquête policière que nous propose d'abord et avant tout Jennifer Estep. Une enquête bien menée où la narration à la première personne permet aux lecteurs de bien rentrer dans l'histoire.

On suit des indices, il y a du suspens, une véritable intrigue, des ennemis puissants et mystérieux et un personnage principal au lourd passé. J'ai trouvé dommage qu'on apprenne très vite ce qui était arrivé à Gin, mais finalement, tout se goupille bien sur la fin.

 

Un couple attachant

Gin est une héroïne forte comme je les aime. Elle peut paraître froide au premier abord car elle assume totalement son travail de tueuse à gages, mais dans un monde où règne la magie et la loi du plus fort, les états d'âmes ne sont pas permis.

Caine, lui, est un flic intègre dans un monde rongé par la corruption. Protéger la veuve et l'orphelin est un peu son credo. Son intégrité en est attendrissant. ^^

Pas vraiment deux personnages fait pour s'entendre. D'ailleurs, ce n'est pas le cas, mais obligés de travailler ensemble pour retrouver l'assassin de Fletcher, ils ne peuvent nier l'attirance qui les pousse l'un vers l'autre. Se mêle alors passion et culpabilité avec beaucoup de sensualité. Un mélange vraiment détonnant.

 

Pas forcément attiré par ce titre au début, j'ai été très agréablement surprise. Le livre est bien écrit, l'intrigue bien construite, les personnages intéressants et le côté polar est très bien travaillé. Sans oublier un dénouement qui recèle encore quelques surprises. J'ai finalement hâte de lire la suite !

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 16:43

la-communauté-du-sud-tome-4Titre original : The Southern Vampire Mysteries - Dead to the World

Ecrit en : 2004

Traduction de Frédérique Le Boucher

Editeur : J'ai lu

Collection : Semi-poche

Paru en France en : février 2010 (Première édition française en 2006 chez J'ai Lu)

384 pages

ISBN : 978- 2290018095

 

Alors qu'elle rentre un soir de Chez Merlotte, elle croise un jeune homme nu sur la route. Celui-ci semble complètement perdu et un peu apeuré, l'exacte opposé du puissant et arrogant Eric Northman. Pourtant, c'est bien le shérif de la cinquième zone qui se trouve devant elle, mais ce n'est plus tout à fait le même vampire. Totalement amnésique, il ne sait plus qui il est, qui sont ses amis, comment il est arrivé là et comment redevenir comme avant. Il semble qu'une puissante sorcière accro au sang de vampire est décidé de faire d'Eric son jouet, et ce, à n'importe quel prix. Elle offre d'ailleurs une forte récompense à qui lui indiquera où se cache le puissant viking. Mais qui irait soupçconner la gentille et normale Sookie...

 

 

Il devient de plus en plus difficile de faire mes chroniques sur La communauté du Sud, tout en évitant de répéter les mêmes choses. C'est toujours un plaisir de retrouver les habitants de Bon Temps, même si le schéma des romans de Charlaine Harris n'évolue pas beaucoup. Ca se lit bien, ça se lit vite.

 

Un harem de plus en plus important

On a l'avantage dans ce tome d'être "débarassé" de Bill, que je trouve bien trop insipide, surtout pour un vampire. Cette fois-ci, c'est Eric qui au centre de l'intrigue. Et quelle intrigue, puisque notre monstre préféré devient un véritable agneau ! Mais si ses petits airs de chien battu m'ont séduite au premier abord, je préfère quand même le guerrier fier et arrogant habituel et je le regrettais sur la fin. L'auteur nous sert tout de même de belles scènes entre lui et Sookie, et des scènes très chaudes dans lesquelles j'ai longtemps voulu être à la place de l'héroïne.

On retrouve aussi Lèn et j'adore toujours autant ce personnage. Sookie se retrouve finalement au milieu de pas mal de beaux mâles et j'ai hâte de voir qui sera le prochain.

 

Un nouvel élément intriguant

La seconde intrigue ne sert souvent à rien dans les livres de Charlaine Harris, mais pour une fois, elle introduit un nouvel élément qui devrait se révéler très intéressant. Même si j'ai trouvé ça un peu léger (comme toujours), la fin m'a intriguée et j'ai hâte de voir ce qu'il va advenir d'un certain personnage.

J'ai aussi eu l'impression que Sookie était moins passive dans ce tome et qu'elle faisait vraiment bouger les choses, que ce soit pour retrouver son frère ou pour aider Eric.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Petit-lips, avec Cinderella191, Lisalor, Strawberry, Tachas, Nastasia, Petitelfe, Tigrouloup, Melcouettes.

 

challengelivreaddict

The End of Story

  challenge fang addict

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 16:39

Queen Betsy 1Titre original : Undead, book 1 : Undead and Unwed

Ecrit en : 2004

Traduction de Cécile Tasson

Editeur : Milady

Paru en France en : 2011 

384 pages

ISBN : 978-2811204686

 

La journée s'est terminée comme elle avait commencé pour Betsy : mal. Elle se réveille dans un cercueil, au beau milieu de la nuit et comprend qu'elle est morte. Hors de question d'être un zombie ! La jeune femme entreprend donc de rejoindre le royaume des cieux avant de comprendre qu'elle est devenue un vampire.

Betsy est vite rattrapée par les membres de sa nouvelle "famille" qui veulent la contraindre à les rejoindre sous terre. Mais il est pas question pour la jeune femme de vivre comme un rat. Elle a bien l'intention de retrouver son appart, son chat et ses amis. Et peu importe cette stupide prophétie qui voudrait faire d'elle la nouvelle reine des vampires.

 

Un vampire qui se joue des clichés

On connaît tous les idées reçues sur les vampires : l'ail, le soleil, l'eau bénite, le pieu, l'hypnose, le vol, la transformation en animal... Betsy aussi.  Alors quand elle part à la découverte de sa nouvelle nature, tout y passe. Pour le plus grand plaisir du lecteur, l'héroïne démonte les clichés sur les vampires, dépoussière l'image vieillotte de Nosferatu et n'aspire qu'à une chose : vivre comme avant. Et pourquoi pas, après tout ?

Exit la vie sinistre passée à se cacher. Betsy vit dans son appart, avec ses amis et son chat et compte bien annoncer sa résurrection à ses parents. D'ailleurs, j'adore la scène avec sa belle-monstre, comme elle l'appelle. ^^

 

Un vampire hilarant

Betsy est le stéréotype de la blonde idiote. Secrétaire, ancien mannequin, elle nourrit une passion dévorante pour les chaussures de créateurs. Pas forcément très futée, superficielle, égoïste et égocentrique, elle a parfaitement conscience de ses défauts et les assume. Et franchement, c'est tordant.

Betsy est une adorable idiote, pas niaise, qui sait ce qu'elle veut. Je l'ai trouvée très drôle, piquante et finalement attachante. Elle est à l'image du style de Mary Janice Davidson, de l'ambiance du livre, du roman tout entier : drôle, rythmée, entraînante et sexy.

 

Un vampire sexy

La morsure des vampires de Mary Janice Davidson n'est pas anodine. Elle provoque chez l'être humain un désir irrépressible qui peut conduire à la folie, voire la mort, s'il n'est pas satisfait. Cela donne lieu à des scènes particulièrement chaudes, où la libido des vampires, et du lecteur, est mise à rude épreuve. ^^

Sans oublier le beau vampire sexy qui en a après l'héroïne. Il y en a toujours un ! Ici, il s'appelle Eric Sinclair, il est beau, puissant, arrogant et bien monté. Tout pour plaire !

 

Je me rends compte que ma chronique présente Queen Betsy comme une héroïne futile et stupide, portée sur le sexe. Mais c'est surtout très drôle, très frais, super sympa. De quoi devenir addict.

Perso, j'adore et je le recommande chaudement !

 

  challenge fang addictchick-lit challenge

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 14:55

confession accro shoppingTitre original : Black Dagger Brotherhood, book 1 : Dark Lover

Ecrit en : 2000

Traduction de Isabelle Vassard

Editeur : Pocket

Paru en France en : 2004 (Première édition chez Belfond en 2002) 

366 pages

ISBN : 978-2266162265


Rebecca Bloomwood, Becky pour ses amis, est journaliste financière. Un métier pas forcément passionnant, qui ne la passionne pas du tout d'ailleurs. Son passe-temps préféré ? Dépenser de l'argent. Argent qu'elle n'a pas bien sûr ! Mais Becky ne peut pas s'en empêcher : chaussures, vêtements, sacs, bijoux, maquillages... Des choses dont elle n'a pas besoin, la plupart q'elle n'utilisera jamais, mais la jeune femme ne peut pas s'en empêcher.

 

Une héroïne exécrable

Becky est dépensière, bien sûr, mais elle est aussi menteuse, hypocrite, manipulatrice, je-men-foutiste, pas sérieuse, immature et j'en passe. Je l'ai trouvé détestable et je ne me suis absolument pas retrouvée en elle. Bon, j'aime pas particulièrement faire les magasin, je ne partais donc pas du bon pied, mais quand même ! Confessions d'une accro du shopping ne m'a pas fait rire du tout.. 

En plus, à aucun moment Becky ne suppose avoir un problème. Elle fait preuve d'une mauvaise foi révoltante en pensant que tout va bien autour d'elle.

 

Une morale douteuse

Le propre de la chick-lit, c'est que ça se finisse bien. On sait dès le départ que l'héroïne finira heureuse avec un beau garçon et que la situation se sera améliorée. La question, c'est comment. Jusqu'au bout, le lecteur espère donc que Becky va changer, se rendre compte qu'elle a un problème et le résoudre, ou au moins essayer. Au lieu de ça, elle continue de se mentir à elle-même, en vient à mentir aux autres, à les faire souffrir. Elle manipule, ment, cause même de graves problèmes à certains. Et au final ? Elle est récompensée avec un super job, un super mec et une super nouvelle situation, sans avoir rien fait. Elle est belle la morale !

 

Un auteur qui a du style

Je n'ai pas aimé Becky, mais je dois reconnaître que j'ai beaucoup apprécié le style de Sophie Kinsella. C'est rythmé, piquant, fluide, très agréable à lire. On est entraîné par les mots de l'auteur qui a su trouver le juste milieu entre dialogues et narration. Si l'héroïne m'a fortement déplu, j'aime beaucoup la plume de l'auteur et je tenterai avec plaisir d'autres de ses titres, comme Les petits secrets d'Emma.

chick-lit challenge

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 05:59

Confrérie dague noire 1Titre original : Black Dagger Brotherhood, book 1 : Dark Lover

Ecrit en : 2005

Traduction de Laurence Richard

Editeur : Milady

Collection : Bit-lit

Paru en France en : juin 2010 

559 pages

ISBN : 978-2811203450

 

Beth est une petite journaliste célibataire qui rêve de changement. Mais elle n'imaginait pas que sa vie se transformerait radicalement en rencontrant Kohler, un beau mâle ténébreux qui lui apprend qu'elle est sur le point de subir le plus grand bouleversement de sa vie. Car Kohler nest pas humain, c'est un vampire, tout comme le père de Beth qui lui a demandé de s'occuper de la transformation de sa fille.

 

Un roman d'amour

La couverture est pour le moins sulfureuse et j'ai cru comprendre qu'elle en avait rebuté certains. Pour ceux qui voudraient savoir, l'intérieur l'est tout autant ; sulfureux, je veux dire.

La Confrérie de la dague noire est une romance paranormale des plus classiques : un homme beau et, viril, mais qui cache ses blessures au plus profond de lui ; une héroïne belle et forte  qui sait s'imposer ; de la passion a en saturer l'air et une menace qui plane sur le couple. La trame principale n'est peut-être pas des plus originales, mais l'essentiel est qu'elle soit bien écrite. Et franchement, JR Ward m'a fait rêver. Les personnages sont beaux, charismatiques, sensuels, déterminés et torturés. Un cocktail détonnant et aguicheur. Ca m'a donné envie de me replonger dans la romance, genre que j'ai laissé un peu de côté ces derniers temps.

 

Une confrérie de vampires sexy et puissante

La confrérie est composée de six mâles : Kohler, Rhage, Zsadist, Vishious, Fury et Vizs. Tous plus virils, intelligents et sexy les uns que les autres. Chacun a un lourd passé, un poids sur les épaules qui fait de lui un homme antipathique, mais aussi un homme en souffrance. Des héros comme ont les aime. Enfin perso, ça me parle bien. ^^

A côté de ça, on a droit à une petite mythologie plutôt sympa avec des guerriers puissants, mais qui vivent à l'écart du monde humain. Les vampires se considèrent même comme des animaux et l'auteur utilise du vocabulaire en conséquence. C'est un peu déroutant au début, mais on s'habitue vite aux termes "mâle", "femelle" et autres.

J'ai beaucoup aimé ces vampires.

 

Des problèmes de traduction

Par contre, un GROS problème au niveau du texte : il n'y a pas de négation dans les dialogues.

Sur le coup, j'ai pensé que c'était une façon de parler de Kohler que l'auteur avait voulu donner à son personnage. C'était mal venu, mal amené, mais ça aurait pu. Sauf qu'on avait comme ça l'impression que Kohler était un peu demeuré, en plus d'être un gros tas de muscles chevelu, tout de cuir vêtu. Un portrait pas franchement séduisant.

Mais au fur et à mesure de ma lecture, je me suis rendu compte que ça ne concernait pas que le héros. Cette absence de négation est vraiment désagréable et gêne la lecture. Problème de traduction ? Il faudrait pour cela que je jette un coup d'oeil à la VO. Si quelqu'un peut m'éclairer... A mon avis, ça vient plutôt d'un problème d'adaptation, mais c'est vraiment désagréable.

 

Une sympathique saga que je continuerais avec plaisir car, même si elle n'est pas spécialement originale, elle m'a fait rêver. Et c'est ce qu'on demande à un roman !
Maintenant, j'ai hâte de retrouver Zsadist...

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Sookies, Pommette et Yumiko.

Babychallenge-bitlit challenge fang addict

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 23:18

Crickley HallTitre original : The Secret of Crickley Hall

Ecrit en : 2006

Traduction de Emilie Gourdet

Editeur : Milady

Collection : Terreur

Paru en France en : avril 2011 (Première édition en 2008 chez Bragelonne)

762 pages

ISBN : 978-2811205157

 

Gabe Caleigh est un brillant ingénieur et vient d'être envoyé en mission loin de Londres. Il décide d'emmener avec lui sa femme et ses deux filles. Pour cela, il a loué un immense manoir à quelques kilomètres de son travail. Il espère ainsi que sa femme, au bord de la dépression, se remettra peu à peu de la terrible tragédie qui a frappé sa famille presque un an plus tôt. Mais dans la lugubre demeure, tout le monde se sent très vite mal à l'aise. Ombre blanche, bruit de pas, silhouhette obscure, coup violent venant du placard et cette satanée porte de cave qui refuse de rester fermée... Eve est très vite convaincue que Crickley Hall est hanté, malgré la rationalisation à toute épreuve dont fait preuve son mari. Pourtant, quelque chose la retient...

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Milady pour ce partenariat.

 

Un récit effrayant

Je suis plutôt bon public de livres d'épouvante. Je suis facilement effrayée, mais j'aime avoir peur. A plusieurs reprises, j'ai manqué hurler parce que Julien gigotait à côté de moi ou je m'inquiétais de retrouver mon livre à terre. Bah oui, quand on lit une belle histoire d'amour, on s'endort dessus, mais quand on lit une histoire de fantôme, on est toujours persuadé d'avoir posé son livre sur la table de nuit la veille. >_<

James Herbert parvient à instaurer une ambiance vraiment mystérieuse et angoissante. Les descriptions et les ressentis des personnages sont partagés par le lecteur qui frissonne avec eux. Perso, la scène qui m'a le plus angoissée est celle où Gabe descend seul à la cave.

 

Mais des descriptions trop longues

Que de blabla ! L'auteur passe sans doute plus de temps à détailler les gens et les lieux qu'à faire intervenir ses revenants. Et vu le nombre impressionnant de personnages secondaires, il fallait bien 760 pages pour qu'on les connaisse tous. Sauf qu'on en a rien à foutre !

Savoir comment chaque personnage est habillé, ce qu'il a mangé, la couleur de ses chaussettes... c'est franchement lourd à lire. L'histoire en elle-même tient quasiment sur la moitié du bouquin, si ce n'est moins. Il y a vraiment beaucoup trop de longueurs dans ce livre.

 

Un dénouement trop facile

En plus des longueurs, le récit se termine de manière beaucoup trop convenue. Il n'y a pas vraiment de surprises, toute l'histoire nous est finalement racontée par un personnage extérieur, il n'y a pas quasiment pas d'enquête. Le lecteur est trop extérieur pour profiter pleinement de l'intrigue. Cela tient aussi à l'histoire et aux personnages qui ne sont pas vraiment originaux.

Dommage, car il y avait un potentiel intéressant.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 22:41

journal d'un vampire 2Titre original : The Vampire Diaries : The Fury and Dark Reunion

Ecrit en : 1991

Traduction de Isabelle Tolila

Editeur : Hachette

Collection : Black Moon

Paru en France en : septembre 2009

456 pages

ISBN : 978-2012017627

 

Elena est morte, noyée par la force mystérieuse qui hante Fell's Church depuis des mois. Mais la jeune fille, quelque peu désorientée, revient à la vie sous la forme d'une créature de la nuit. Une fois que l'ancienne reine du lycée a retrouvé ses esprits, elle s'empresse de mettre ses amis en garde contre la terrible menace qui pèse sur eux. D'abord apeurés par la nouvelle apparence de leur amie, Bonnie, Meredith et Matt vont rapidement comprendre qu'ils doivent s'unir s'ils veulent survivre. Y compris avec leur pire ennemi.

 

C'est du lourd !

Mais pas forcément dans le bon sens. De nombreux évènements se succèdent dans ce second tome du Journal d'un vampire.

Elena revient d'entre les morts sous la forme d'un vampire pour affronter une mystérieuse force obscure qui en a après elle et après Stefan. Les deux frères vont être obligés de s'allier pour sauver la jeune fille. Ce livre en deux parties s'achèvent alors sur un dénouement tragique qui se révèle plutôt intéressant, si seulement l'auteur avait eu l'intelligence de s'arrêter là. Au lieu de ça, L.J. Smith préfère prendre les mêmes et recommencer en mettant les habitants de Fell's Church face à une nouvelle menace encore plus puissante. Et ce, à peine six mois après les précédents épisodes. Ca fait pas mal d'évènements en peu de temps, avec des explications plus ou moins scabreuses. Et ne parlons pas du dénouement qui paraît totalement surréaliste.

Trop de paranormal, tue le paranormal. J'hésitais à mettre trop d'action, tue l'action, mais étant donné que sur les six personnages principaux, seuls 2,5 ont de réels pouvoirs, ça limite vite. Quant à la fin, là où on attend vraiment l'action finalement, la mise en scène est bâclée, avec une solution qui tombe à pic pour les héros, mais laissera les lecteurs sur leur faim.

 

Des personnages plus étoffés

Y'a quand même du mieux par rapport au précédent tome. Les personnages ont été plus soignés, leurs caractères plus développés. Bonnie se révèle très intéressante, plus intelligente et courageuse que dans le tome 1. Matt est perturbé par le changement d'Elena, ce qui entraîne chez lui une profonde réflexion sur l'Homme. Quant à Meredith, elle se présente plus vulnérable, plus sensible et pleine de secrets. Enfin, les deux frères se réconcilient plus ou moins et, si Stefan est légèrement laissé de côté, L.J. Smith s'attarde sur un Damon à la personnalité contradictoire, moins monstrueux qu'il ne veut le laisser croire.

 

Elena, toujours aussi chiante

La jeune fille va passer par plusieurs états dans ce tome et le troisième volume de la saga laisse présager d'un énième changement. Ceci dit, humaine, vampire ou esprit, ce personnage est toujours aussi chiant ! Honnêtement, je pense que c'est sa relative absence qui m'a fait plus apprécier ce tome-ci.

 

De nombreuses incohérences

Beaucoup d'évènements dans ce tome donc, et beaucoup d'incohérences ; que ce soit au niveau de l'histoire, des personnages ou de la mythologie vampirique.

- ATTENTION SPOILER !!!! -

La brève absence et le soudain intérêt d'Elena pour Damon est pour le moins inquiétant. Pourtant, personne ne se demande d'où c'est venu, comment c'est parti et si ça ne peut pas revenir.

Ensuite, Elena est un gentil vampire. Nouvellement transformée, à aucun moment elle ne s'attaque à un être humain alors que l'auteur ne cesse de nous rappeler que sous ses airs angéliques, Stefan est un prédateur.

Il y a pleins de petits éléments comme l'attitude étrange de Mme Flowers, le fait que les tois vampires survivent aussi longtemps face à Katherine, que Stefan soit capable de lutter contre un vampire originel alors qu'il n'a pas bu de sang humain depuis des mois...

Et le plus important, Katherine affirme p187 "J'ai même tué Klaus il y a une centaine d'années." Pourtant, quand ce dernier débarque à Fell's Church six mois plus tard, le lecteur a juste droit à "J'aurai dû m'en douter !"

- FIN DU SPOILER -

 

Ce second tome reste plus intéressant que le premier, mais L.J. Smith n'est définitivement pas un auteur que je qualifierai d'incontournable pour la qualité de ses histoires ou de son style. 

 

Black Moon

challenge fang addict

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 13:02

Fleurs AlgernonTitre original : Flowers for Algernon

Ecrit en : 1959

Traduction de Georges H. Gallet

Editeur : J'ai lu

Collection : Science-fiction

Paru en France en : août 2008 (Première édition française en 1989)

251 pages

ISBN : 978-2290312957

 

Algernon est une souris ; une souris de laboratoire dont l'intelligence a été accrue par une opération chirurgicale. Algernon est la plus belle réussite des docteurs Strauss et Nemur car elle confirme leur théorie et va leur premettre de passer au stade suivant : l'expérimentation humaine. Leur choix se porte sur Charlie Gordon.

Charlie est un bon garçon qui fait le ménage dans une boulangerie. Le soir, il suit des cours pour adultes arriérés avec Miss Kinian car, malgré ses difficultés, le jeune homme souhaite apprendre à lire et écrire pour devenir intelligent. Les recherches menées par l'Université Beckman vont lui permettre de réaliser son rêve, mais les conséquences de cette opération seront bien différentes de ce que Charlie avait imaginé.

 

Une structure narrative au plus proche du héros.

Le récit est présenté sous la forme de comptes-rendu que Charlie doit écrire régulièrement pour l'expérience. Dans les premières pages, on découvre donc un personnage enfantin, qui ne peut utiliser pleinement ses capacités mentales. Le texte est bourré de fautes, court et principalement composé de faits car Charlie ne sait pas réfléchir. Quelque peu déroutant au début, on s'attache finalement très vite à ce personnage atypique qui découvre le monde au fur et à mesure de ses écrits.

A travers le texte, on peut constater l'évolution du personnage : les comptes-rendu deviennent plus clairs, plus structurés, contiennent de moins en moins de fautes et Charlie commence à se souvenir. C'est incroyable de pouvoir constater l'évolution d'un homme à travers ses mots et Daniel Keyes réussit là à bâtir une superbe structure narrative qui permet au lecteur d'être au plus près du héros.

 

Un personnage émouvant

Charlie est un personnage touchant, un "enfant" qui évolue soudainement, de manière trop rapide, trop brusque. En recouvrant ses facultés, il réalise que les gens autour de lui n'ont eu de cesse de se moquer ou d'avoir honte. Ce qu'il prenait pour de la gentillesse, de l'amitié, n'était en fait que l'expression d'une certaine gêne ou d'un supériorité. En même temps que Charlie découvre la dure réalité des relations humaines, on souffre avec lui, on compatit à sa peine et je dois même avouer avoir verser quelques larmes.

Même plus tard, au summum de son génie, alors que Charlie devient imbu de lui-même et condescendant, le lecteur ne peut qu'être touché par sa quête d'identité et ses carences affectives.

 

Une réflexion sur la condition humaine

Finalement, Charlie n'était-il pas plus heureux quand il ne comprenait pas ce qui l'entourait ? Il avait des amis, un travail et des gens aimant autour de lui. On pouvait se moquer de lui autant qu'on le voulait, il ne s'en rendait même pas compte.

D'un autre côté, peut-on encore être heureux et insouciant en sachant ce qu'on a perdu ? Car tout comme une part de Charlie restait tapie dans l'ombre de son nouveau moi, le nouveau Charlie ne restera-t-il pas quelque part dans un coin de son cerveau, une fois qu'il sera redevenu comme avant ?

Personnellement, j'oscille entre les deux et n'arrive pas à me décider. La fin du roman, les réflexions de Charlie intelligent et les derniers comptes-rendu, loin d'être aussi mauvais que les premiers, laisse penser que le héros gardera toujours une trace de cette expérience au fond de son subconscient. D'un autre côté, si Charlie régresse et n'est plus capable de se souvenir, qu'est-ce qui l'empêche de retrouver un vie entourée de gens qui l'aime, comme avant ? Et ce, même si le lecteur sait que cette amitié, cette affection, n'est pas sincère.

 

Des fleurs pour Algernon est une oeuvre forte, poignante et bien écrite, malgré quelques longueurs dans la deuxième partie du récit.

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