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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 10:19

Eva-Miller-2.jpgTitre original : Eva Miller

Ecrit en : 2012

Editeur : auto-édition

Paru en France en : août 2012

220 pages 

ISBN :  978-2-95399-4827

Autour du livre : Série en 3 tomes Tome 1 : De l'autre côté, Tome 2 : Emrys, Tome 3 : La colline aux sorcières

 

La mère d'Eva a été agressée dans son appartement et la communauté vampirique cherche à retrouver le coupable. La parvient parvient à mettre un nom sur son assaillant grâce à des séances d'hypnose : Emrys, un sorcier surpuissant qui manipule les morts et donc une terrible menace pour les vampires qu'il peut contraindre à sortir au soleil. Tiens, comme dans True Blood...


Merci à Livraddict et à Elodie Morgen pour ce partenariat. 

 

Ce qui est absolument fabuleux dans ce roman, c'est qu'en 220 pages, personne ne se demande jamais pourquoi Emrys a attaqué une simple humaine. Un tueur sans mobile ! Ça c'est du roman à suspens !

Si encore on pouvait s'attacher aux personnages, mais même pas ; ils sont tous aussi creux que l'histoire. L'auteur ne s'est même pas embêté à développer, quasiment tous les personnages du tome précédent, certes peu nombreux, sont morts. Eva a un nouvel entourage servi sur un plateau qui ne nous est pas présenté. Seule l'héroïne compte, pourtant elle est égocentrique et aussi peu intéressante que les autres. Je n'ai ressenti absolument aucune empathie pour aucun des protagonistes.

 

La grande lacune de cet ouvrage, comme pour le volume 1, reste la rapidité de l'action, le manque de détails. Tout s'enchaîne à une vitesse incroyable, il n'y a pas de suspens, aucune tension, aucun doute sur la suite des évènements, aucune émotion. Le méchant, censé faire terriblement peur, ne fait aucun effet sur le lecteur. Lire la notice du micro-onde est sans doute aussi intéressant.

 

Finissons tout de même sur une note un peu positif, ce tome se perd moins dans des digressions impromptues et suit une ligne directive plus réfléchie que dans son prédécesseur. On sens aussi moins d'hésitation dans le style de l'auteur qui a évolué, mais qui n'est pas encore au niveau qu'un lecteur est en droit d'attendre d'un roman.


Romance paranormale

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 19:54

Eva-Miller-1.jpgTitre original : Eva Miller

Ecrit en : 2011

Editeur : auto-édition

Paru en France en : juillet 2011

194 pages 

ISBN :  978-2-95399-4803

Autour du livre : Série en 3 tomes Tome 1 : De l'autre côté, Tome 2 : Emrys, Tome 3 : ?

 

Eva n'était pas encore née quand son père a été assassiné par des vampires, mais elle a juré de le venger. Allez savoir pourquoi...

A 24 ans, elle travaille donc pour une agence qui extermine les vampires. Et elle est douée puisqu'en six ans, elle en a déjà éliminés 235, soit 1 par semaine ! Trop forte, alors qu'elle ne présente pas vraiment de pouvoir particulier. Enfin si, elle est plus forte que la normale et n'a jamais été malade de toute sa vie, mais apparemment elle n'est pas assez intelligente pour voir qu'il y a quelque chose qui cloche.

Elle se fait finalement capturer par des vampires qui, au lieu de la tuer pour venger leurs semblables, vont la transformer. Si vous n'avez pas une petite idée du comment du pourquoi, c'est que vous n'avez vraiment aucune imagination...

Voilà, je vous ai déjà raconté la moitié du bouquin et le reste est aussi fouillis et inintéressant...

 

Merci à Livraddict et à Elodie Morgen pour ce partenariat. 

 

Je dois avouer que j'ai pas mal hésité sur la façon dont j'allais écrire ma chronique. Elodie Morgen est une jeune auteur qui a encore beaucoup à apprendre et je ne peux que l'encourager. Elle a choisi l'auto-édition pour éditer son livre, notamment parce que les maisons d'édition le refusaient, mais quand les éditeurs refusent un manuscrit, ça peut tout simplement vouloir dire qu'il n'est pas bon.

L'histoire d'Eva Miller n'est pas publiable en l'état. Il y a encore énormément de travail à faire dessus, avant même de penser l'envoyer à des maisons d'édition.Beaucoup d'éléments de l'histoire sont aberrants, incroyables, ridicules ou manque de logique. On a l'impression d'être face à un premier jet de l'histoire plutôt que face à un roman fini.


L'héroïne est une idiote encore vierge qui passe ses journées à chasser le vampire et ses nuits à serrer un ours en peluche. Elle n'a pas de vie sociale, une seule et unique amie et déteste les vampires. Si l'auteur n'est pas fan d'Anita Blake, je veux bien être pendue...

En plus d'être ennuyeuse et peu originale, ce personnage est très fouillis. Son portrait de départ ne correspond pas à ses réactions dans la suite du récit. Elle ne s'étonne de rien, ne se pose pas vraiment de questions et accepte tout sans broncher. Quant aux autres protagonistes, ils sont là, et apparemment, c'est tout ce qu'on aura.

 

L'histoire n'est pas des plus originales non plus : une jeune fille qui extermine des vampires pour se venger, mais qui va se retrouver transformer à son tour, passe encore. C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, comme on dit. Malheureusement, le déroulement du récit est là encore très fouillis. En moins de 200 pages, Eva tue des vampires, devient vampire, se fait enlever, attaquer, re-enlever, tombe amoureuse, couche avec un autre, est trahie, deux fois, tue sa tante, démantèle une autre trahison, apprend l'histoire des vampires, de sa famille, découvre le grand secret de ses parents et participent à la grande bataille finale. Je vous laisse deviner à quel point le récit est développé...

 

Et pour couronner le tout, l'objet livre est une catastrophe. La couverture est de mauvaise qualité et la quasi absence de couleurs donne une impression de brouillon. Il y a un gros problème de ponctuation qui rend parfois la lecture difficile.

Enfin, chaque page est composée d'une vingtaine de lignes, et chaque ligne d'environ 5/6 mots. En 1 heure il était fini. Et le tout pour 10 euros.

 

Je suis un peu méchante, mais je pense qu'Elodie Morgen s'est tirée une balle dans le pied en choisissant l'auto-édition. C'est vraiment dommage car son histoire avait du potentiel. L'ensemble n'est pas mauvais, mais demande encore à être retravaillé.

Romance paranormale

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 11:35

Alpha & Oméga 1Titre original : Cry Wolf

Ecrit en : 2008

Traducteur : Eléonore Kempler

Editeur : Milady

Collection : Bit Lit

Paru en France en : novembre 2010

384 pages 

ISBN :  978-2811203924

Autour du livre : série en cours Tome 0 : L'origine, Tome 1 : Le cri du loup, Tome 2 : Terrain de chasse, Tome 3 : Jeu de piste

 

Anna a suivi Charles dans le Montana où elle va devoir s'intégrer à sa nouvelle meute. Mais pour cette louve-garou longtemps torturée et humiliée, l'adaptation n'est pas évidente. Seule la présence de son grand amour lui permet de faire face. Toutefois, les deux jeunes gens aussi doivent d'habituer l'un à l'autre, car si leur deux loups se sont reconnus immédiatement, Charles et Anna vont devoir d'abord s'apprivoiser.

 

Après mon coup de coeur pour le volume 0, j'avais hâte de retrouver Anna et Charles, et je n'ai pas été déçue. On retrouve les deux loups immédiatement dans la continuité du tome précédent. La jeune femme s'apprête à faire la connaissance de sa nouvelle famille, non sans difficultés. On rencontre des personnages eux aussi torturés, au lourd passé, mais tout aussi attendrissants que l'héroïne.

Anna est toujours aussi touchante. Elle oscille entre confiance retrouvée auprès de son amant et peur de la rencontre face aux nouveaux loups. Il y a une vraie découverte de soi à travers les autres, une quête d'identité à laquelle le lecteur prend part avec plaisir.

Charles n'est pas en reste entre son attitude bourrue et sa volonté de contenter sa bien-aimé qui nous fait fondre.

 

Par contre, j'ai trouvé la narration pas toujours évidente entre Anna et sa louve qui présentent deux comportements différents et par moment, on a du mal à savoir qui fait quoi. J'ai aussi eu un peu de mal avec le narrateur omniscient, alors que l'histoire est racontée du point de vue d'Anna. Ce que je veux dire, c'est que l'auteur nous raconte l'histoire d'Anna à la troisième personne, en donnant parfois des informations que l'héroÏne ignore. Du coup, quand dix pages plus loin, la jeune femme dit qu'elle ne sait pas telle ou telle chose alors que nous si, c'est un peu perturbant. De même, de fait, certains de ses comportements sont parfois incompréhensible.

 

Après une longue découverte de soi, les deux personnages reprennent du poil de la bête (jeu de mot pourri...) dans une dernière partie où leur lien est toujours plus fort, au coeur du danger, en pleine montagne. Mais j'ai eu un peu de mal avec le méchant, trop surpuissant et à l'histoire un peu tirée par les cheveux.

 

Malgré quelques défauts, Alpha & Oméga reste un titre que j'aime profondément pour le lien terriblement romantique qui unit ses deux héros. Leur amour fait rêver et j'aime les voir tout donner l'un pour l'autre.

bitlit
Romance paranormale

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:56

Chroniques des hémisphères

 

Titre original :  Chroniques des Hémisphères

Ecrit de : 2012

Editeur : Les Impressions Nouvelles

Collection : Imaginaires

Paru en France en : 2012

240 pages 

ISBN : 978-2-87449-152-8

 

A la fin du XXIe siècle, une terrible maladie décime les populations du Sud. Pour enrayer l'épidémie, les riches, réfugiés au Nord, ordonne la construction d'un mur, scindant ainsi le monde en deux.

L'hémisphère sud se meurt, les populations redeviennent sauvages, la magie et les anciennes croyances reprennent leur place, dans une civilisation dévastée qui a régressée, où les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs, tandis que les hommes partent à la guerre. L'hémisphère nord, lui, prospère grâce à la science, à la technologie, mais les plus riches ont pris le pouvoir et n'hésite pas à réduire en esclavage les plus faibles.La famille Binger est à la tête de cet empire.

Alors qu'il n'a que 4 ans, Cham Binger est enlevé par son propre père et envoyé à Spes, un village reculé où les hommes vivent en communion avec la nature, enfin de devenir un être de coeur et non un industriel véreux comme le souhaite sa mère. Pendant 10 ans, il va vivre en oubliant son passé,en harmonie avec la nature et les animaux, notamment le caracal, son animal totem. Un animal qu'il retrouve notamment la nuit, dans ses rêves, auprès d'une jeune fille à la peau noire qui pourrait bien sauver son peuple. Celui du Sud...

 

Un grand merci aux Impressions Nouvelles, à Zatia Lanero Zamora et Libfly pour cette superbe découverte dans le cadre de La Voie des indés.

 

J'ai deux petites choses à reprocher à ce roman.

D'abord, l'univers est peut-être un peu compliqué pour un livre classé en jeunesse. Il est très riche et le lecteur a peu de temps pour l'appréhender, ou plutôt LES appréhender puisqu'il y a le Nord et le Sud. Chacun possède un mode vie qui lui est propre, une histoire, des croyances, un gouvernement, une civilisation entière... et l'auteur ne prend pas forcément le temps de le présenter. Non pas que je sois friande de grandes descriptions, au contraire, d'autant plus que j'ai beaucoup aimé l'univers de Katia Lanero Zamora, mais pour des enfants, il y a beaucoup d'éléments à intégrer. Il y a bien un lexique et une carte au début du livre, mais franchement, ils ne sont d'aucune utilité. Trop succincts. Ceci dit, j'ai tendance à amalgamer jeunesse et enfant, mais il y a aussi les ados. ^^

Ensuite, il y a pas mal d'incohérences dans les tournures de phrases, dans le déroulement de l'action, mais rien de rédhibitoire. Plutôt des petits détails du genre les personnages qui se séparent et la ligne du dessous courent ensemble. Une ou deux fois j'ai dû m'y reprendre pour savoir qui parlait, mais ça tient aussi à l'univers très riche de l'auteur.

 

En dehors de ces deux petits défauts qui, honnêtement, ne gênent nullement la lecture, Chroniques des hémisphères est un roman vraiment excellent qui entraîne le lecteur dans un monde fantastique intelligent, bien conçu, qui fait froid dans le dos tant il ne nous paraît pas si inconcevable. Les deux héros sont forts, au caractère bien trempé et au passé douloureux. Ils ne sont peut-être pas des plus originaux, mais on suit leur aventures avec plaisir, tant pour le récit, bourré d'action, que pour le style entrainant, simple, mais efficace. On suit deux histoires parallèles, en se demandant constamment quand elles vont enfin se croiser, on attend avec impatience cette rencontre. Les pages se tournent toutes seules, les chapitres s'enchaînent et on ne voit pas passer le temps. L'auteur nous parle de valeurs, de courage, d'aider son prochain, mais surtout de ne jamais céder sous la pression, de toujours défendre ses valeurs. Un propos juste, jamais étouffant.

 

Un superbe roman qui, sous des dehors simplistes, se révèle entrainant, juste et intelligent.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 14:17

Moi l'indien 1

 

Titre original :  Moi l'indien

Ecrit de : 2012

Editeur : auto-édition

Collection : numérique

Paru en France en : 2012

138 pages 

ISBN : 

 

Benjamin n'a pas une adolescence des plus faciles. Ses parents, alcooliques, ont baissé les bras depuis longtemps et ne lui servent que de façades face aux assistantes sociales qui veulent le séparer de sa petite soeur. Pour subvenir à leur besoin, il traîne dans les mauvais quartier de Paris et trempe dans des affaires louches et dangereuses. Jusqu'au jour où une assiastante sociale tenace parvienne à démontrer l'abondon familial et le comportement dangereux du garçon. Malgré son amour inconditionnel pour sa cadette, Benjamin refuse de se laisser enfermer dans un foyer et préfère prendre la fuite

Emilie vit avec sa mère et son petit frère au bord de la mer, mais elle ne ressent pas d'amour filial pour eux. Elle passe ses journées dehors, à rêver de liberté, le petit garçon sur les talons, pendant que sa mère enchaîne les conquêtes contre un peu d'argent. Emilie ne veut pas grandir, elle voudrait tout quitter pour vivre sa vie comme elle l'entend. Le déclic se produit quand elle manque de se noyer en ayant voulu suivre son ange gardien. Elle prend alors son sac pour partir à la recherche de son chez soi.

 

ATTENTION, DU 20 AU 23 OCTOBRE 2012, LA PREMIERE PARTIE DE MOI L'INDIEN D'ALEXIS SZ EST DISPONIBLE GRATUITEMENT SUR AMAZON.

 

L'histoire se passe dans le futur, mais celui-ci est peu présent. Exceptés quelques détails qu'on ne remarque pas forcément, l'histoire aurait pu se passer n'importe quand. Le manque de détails et d'explications semble être caractéristique de l'ouvrage, mais ce n'est pas forcément un mal.

J'aime cette impression un peu floue, l'idée de ne pas savoir exactement où et quand l'histoire se déroule, mais de retrouver tout de même des lieux familiers. On peut se dire que ça se passe aujourd'hui ou demain, chez soi ou ailleurs. Du coup, il devient dommage de préciser que l'intrigue se déroule dans le futur. Le flou aurait dû être partout.

Du moins au niveau du contexte, car le flou autour des personnages est un peu plus gênant. L'âge des protagonistes n'est pas précisé, sauf sur la 4e de couverture. Et sans ça, je n'aurai jamais trouvé. Benjamin ne fait pas du tout ses 12 ans, quand à Emilie, je ne suis jamais parvenue à me faire une idée de son âge.

 

Cette première partie repose pourtant sur les personnages. En effet, l'histoire se concentre sur Benjamin et Emilie, leur histoire personnelle, ce qui les a poussé à prendre la route. J'ai préféré le jeune homme, un garçon qui a dû grandir vite pour permettre à sa soeur de rester une petite fille. Il est émouvant, à la fois fort et en demande d'affection. Il trempe dans des histoires louches, mais c'est parce qu'il n'a pas le choix et on sent que ça lui pèse. La décision de quitter sa soeur est très difficile pour lui. Par contre, je le trouve trop jeune par rapport à son caractère. Même s'il a vécu des choses difficiles, il est vraiment trop mûr et a l'entendre parler, on s'attend au moins à un adolescent de 16 ans qui serait très mûr.

J'ai moins accroché à Emilie, en partie parce que je n'ai jamais su dire quel âge elle avait, mais surtout parce que je l'ai trouvé plutôt hautaine, méprisante, prétentieuse. Elle regarde les autres enfants de son âge de loin, ne veut pas se mêler à eux. Mais surtout, je n'ai pas compris son détachement vis à vis de sa mère. Comment peut-on ne ressentir aucun amour pour sa famille à 12 ans ? D'accord, sa mère est une calamité, elle est maltraitée, mal-aimée, mais je l'ai trouvée beaucoup trop détachée. Et puis pourquoi déteste-t-elle aussi son petit frère ?

 

Malgré ses nombreux défauts, la lecture a été très agréable, grâce à un style dynamique, très entraînant, proche de nous. Les pages se tournent toutes seules, on est entraîné par les mots, par ces chapitres courts qui alterne les points de vue de Benjamin et Emilie. Tout ça donne envie de laisser une chance à ce jeune auteur, très à l'écoute des conseils qu'on peux lui donner, qui plus est.

On ne voit pas encore bien où veut nous emmener l'auteur, mais cette première partie est suffisamment intriguante pour donner envie de lire la suite.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 17:54

Âmes vagabondesTitre original : The Host

Ecrit de : 2008

Traduction de Dominique Defert

Editeur : Le livre de poche (Première édition chez JC Lattès en 2008)

Paru en France en : 2010

832 pages 

ISBN : 978-2253129325

Autour du livre : Une adaptation cinématographique est prévue pour 2013.

 

La Terre a été envahie par des extraterrestres, des créatures pacifiques mais qui ont jugé que les terriens étaient des êtres trop violents pour gérer convenablement leur monde. Alors, comme ils l'ont fait sur d'autres planètes auparavant, ils se sont greffés sur leur colonne vertébrale et ont ont pris possession de leur corps, puis de leur esprit, effaçant peu à peu leur conscience.

Mais depuis des années, certains humains continuent de résister. Mélanie est l'un d'entre eux. Enfin était, car elle a préféré se suicider plutôt que d'être capturée. Toutefois, cela n'empêche pas les envahisseurs de réparer son corps et d'y implanter un parasite ; et pas n'importe lequel. Vagabonde a beauocoup voyagé et vécu de nombreuses vies, sur presque toutes les planètes colonisées. Elle est la seule de son espèce à ne s'être jamais posée et on attend d'elle qu'elle contrôle rapidement l'esprit de la rebelle pour leur indiquer l'endroit où se cachent les autres.

Mais le processus qui aurait dû prendre quelques semaines, n'a toujours pas abouti après presque un ans. En fait, la conscience de Mélanie est très forte et Vagabonde doit contamment lutter contre elle. C'est un secret, elle n'en parle pas car on l'obligerait à abandonner ce corps. Or, pour la première fois, l'extraterrestre prend un réel plaisir à explorer une planète, ses habitants, et à connaitre Mélanie. Elle découvre de nouvelles choses, notamment les sentiments, l'amour, au point qu'elle envisage de partir sur les traces des rebelles... seule...

 

Ce livre est un petit bijou de science-fiction.

Dès le début, on est dans le bain : en pleine insertion de Vagabonde dans le corps de Mélanie. On découvre d'autres planètes aux créatures absolument incroyables, aux système de défense ou d'organisation parfaitement réfléchis Stephenie Meyer fait preuve d'une extraordinaire imagination et il n'est pas toujours évident de se représenter ces aliens, tant ils sont atypiques.

Mais elle propose aussi une réflexion poussée sur l'homme, sur la violence et les sentiments. Elle va même jusqu'à expliquer que La petite maison dans la prairie est une éloge de la violence. Je ne peux que vous mettre l'extrait. ^^

 

- La Petite Maison dans la prairie ? Violent ?
J'ai ri. J'avais vu ce feuilleton à San Diego et Mel le connaissait depuis l'enfance.
- On y excuse la violence. Dans un épisode, un petit garçon donnait un coup de poing à la brute de service, et son geste était montré comme un un acte dhéroïsme. On voyait du sang et... " p648

 

Il y a peu d'action dans ce livre. Vagabonde apprend à gérer Mélanie, découvre son mode de vie, de pensée, ses sentiments ; avant de se retrouver au milieu des rebelles où ses journées sont rythmées par les corvées, les discussions avec son hôte, les histoires des autres planètes, les doutes des uns et des autres, les réflexions sur l'Homme... Pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce roman. Tout comme Vagabonde et Mélanie partageant une seule et même conscience, ainsi que leurs sentiments, j'ai eu l'impression d'être une troisième entité qui partageait tout avec elles. J'étais complètement happée par le récit, j'ai ri, j'ai pleuré et ai été amoureuse avec les deux héroïnes. J'ai aussi eu mal car la violence est au coeur du roman. Les hommes sont méchants, violents, agressifs et l'expérience de Vagabonde ne va pas contredire ces faits. Toutefois, elle va réaliser que cette violence est indissociable de sentiments tout aussi forts et profonds tel que l'amour, l'amitié, ce qui va complétement remettre en cause ses convictions.


Cette Terre était à la fois le plus noble et le plus vil des mondes; on y trouvait les émotions les plus belles, les plus délicates, et en même temps, les pulsions les plus noires, les plus sinistres. Peut-être était-ce inévitable? Peut-être sans le Très-Bas ne pouvait-on toucher au Très-Haut ?

 

J'ai longtemps hésité à lire ce livre car c'est un pavé de pas moins de 825 pages. Pourtant, il ne m'aura fallu que quelques jours pour en venir à bout. J'étais incapable de le reposer. A la fois le récit, le style, les personnages.... font de ce roman un véritable plaisir de lecture, un petit bijou que je vous recommande très chaleureusement.

ABC 2012

sciencefiction

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:49

Chaperon rougeTitre original : Red Riding Hood

Ecrit de : 2011

Traduction de Arnaud Regnauld

Editeur : Michel Lafon

Paru en France en : 2011

344 pages 

ISBN : 978-2749914183

 

Daggerhorn est un petit village perdu au milieu des bois, dont les habitants vivent principalement de l'agriculture. Soumis aux anciennes croyances, leur plus grande crainte est l'apparition du loup auquel ils sacrifient un agneau tous les mois.

Mais aujourd'hui, Lucie a été retrouvée morte. Valérie, sa soeur, est inconsolable et ce ne sont pas les attentions d'Henry, le fils du forgeron, qui la console. Celui dont elle a besoin, c'est Peter, bûcheron, son ami d'enfance qui avait disparu depuis des années avant de réapparaitre la veille.

Mais un autre personnage fait son apparition : le père Salomon, redoutable chasseur de loups-garous, venu leur prêter mains fortes. Et il est catégorique : le loup vit parmi eux. Une déclaration qui va mettre le village en émoi, tout le monde devient suspect, surtout Valérie qui réalise bientôt qu'elle est la seule capable d'entendre la bête.

 

Le roman est tiré du film éponyme réalisé par Catherine Hardwicke. D'ailleurs, si vous souhaitez lire ce livre dans l'intention d'en apprendre un peu plus, passez votre chemin. Cette adaptation de Sarah Blakley-Cartwright, copine de la réalisatrice, n'est qu'un ressassé du long métrage.

Cela ne veut pas dire que l'histoire n'est pas bien. Malgré ces dehors absolument pas originaux, les personnages sont sympathiques. Comme Valérie, le lecteur doute de tout le monde (sauf si vous avez vu le film...) et les scènes entre Peter et l'héroïne sont très romantiques.

Malheureusement, si vous avez déjà vu le film, le roman est sans surprise, l'auteur ne parvient même pas à créer un peu de suspens. Le style est plutôt plat, mais a le mérite de se lire vite.

 

Par contre, originalité du roman, il n'y a pas de fin. Pour connaître le dénouement, il faut se connecter au site de Michel Lafon. L'idée aurait pu être séduisante si elle n'avait pas deux inconvénients. Le premier : la fin proposée sur papier aurait pu se suffire à elle-même si l'auteur avait pris le temps de répondre à certaines questions, comme les motivations des suspects. A croire que la logique est très surfaite de nos jours...
Second inconvénient : si je relis ce roman dans quinze ans, trouverais-je encore ma fin alternative sur le site ? Car je le rappelle, la fin papier n'est pas du tout satisfaisante, bien que très romantique.

ABC 2012

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 20:43

Dracula mon amourTitre original : Dracula My Love : The Secret Journals of Mina Harker

Ecrit de : 2009

Traduction de Luc Rigoureau 

Editeur : Hachette

Collection : Black Moon

Paru en France en : 2010

640 pages 

ISBN : 978-2012020832

 

Tout le monde connaît plus ou moins l'histoire de Dracula, ce monstre de Transylvanie qui a mené la vie dure au jeune Jonathan Harker et à son entourage, avant de finir en poussière lors d'une attaque orchestrée par le professeur Van Helsing.

Pourtant, c'est un tout autre portrait que nous dresse Mina Harker : celui d'un homme cultvé, bon, doué pour les arts et profondément amoureux ; celui dun homme prêt à tout pour protéger l'amour de sa vie, la douce Mina, qui nous révèle ici la vérité sur les terribles évènements survenus entre l'Angleterre et la Transylvanie.

 

Dracula est un monstre, le premier vampire qui a marqué notre culture et il est loin d'être tendre. Syrie James prend le parti d'en faire un personnage romantique, phénomène typique de ces dernières années. Si je n'ai rien contre ces créatures sensibles qui nous font rêver, l'idée de reprendre un mythe comme le comte pour en faire un gentil toutou dont on a limé les crocs me séduit moins. Mais si encore l'auteur parvenait à en faire quelque chose d'intéressant...

 

L'histoire est racontée du point de vue de Mina, une jeune femme aux bonnes moeurs de l'Angleterre du 19e siècle. Comprenait une insipide orpheline bien élevée qui passe son temps à lire et se promener, mais qui s'interdit toutes distractions inconvenantes, comme danser à un bal ou marcher tête droite dans la rue. Sacrilège !

La première partie du récit nous relate donc l'ennuyeuse vie de Mina.

La seconde revient enfin sur Dracula et leur rendez-vous, où la jeune femme démontre au lecteur l'étendue de sa stupidité en avalant toutes les excuses, plus grosses les unes que les autres, que lui sert son nouvel amoureux. Avec qui, d'ailleurs, il ne se passe pas grand chose, étant donné que Mme Harker est une respectable épouse qui passe déjà son temps à se vilipender pour avoir OSE parler à un autre homme que son mari...

Et enfin, dans la troisième partie, notre narratrice est tenue à l'écart de tous les projets de ses amis dans leur traque contre le comte et ne sait donc rien.

Dracula mon amour ou comment faire un roman de 545 pages avec du vide !

 

L'auteur aurait pourtant pu faire quelque chose de sympathique en mettant effectivement le doute au lecteur concernant les intentions de Dracula, en accentuant les sentiments de Mina prête à l'aimer malgré sa nature démoniaque, mais Syrie James se contente d'accumuler les excuses les plus improbables pour justifier les actions du comte, des mensonges tellement grossiers qu'ils perdent toute crédibilité et de faire de Mina une narratrice insipide plus vertueuse qu'un bonne soeur. A ce titre, la fin est sans doute

la partie la plus décevante, pas du tout celle qu'on était en droit d'espérer, dégoulinante de moralité, portant en triomphe la victoire du Bien contre le Mal, sans aucune ambiguité possible.


Et pour couronner le tout, la lecture est un véritable calvaire. L'histoire sans intérêt de Mina nous est narrée dans un style pompeux aussi ennuyeux que l'original, ponctué de longues descriptions sans saveurs, de dialogues insipides et de répétitions à rallonge (si, si, c'est possible !). Le nombre de fois où Mina écrit son journal ! Elle ne semble bonne qu'à ça !

Un conseil ? passez votre chemin.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Stellablogueuse, avec Myiuki22, Salsera15 et Clairdelune

ABC 2012

Romance paranormale

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:19

http://img.over-blog.com/303x500/4/02/05/94/la-ronde-des-saisons-secret-d-une-nuit-d-ete-lisa-kleypas.jpgTitre original : Wallflowers, book 1: Secrets of a summer night

Ecrit de : 2004

Traduction de Edwige Hennebelle

Editeur : J'ai lu

Collection : Aventures et passions

Paru en France en : septembre 2009

378 pages 

ISBN : 978-2-29001-903-0

 

Annabelle Peyton est une magnifique jeune femme, mais l'absence de dot l'empêche de trouver un mari. Pourtant, sa famille compte sur elle et si elle ne veut pas que son jeune frère soit obligé d'arrêter ses études, elle doit trouver un riche époux.

Cette quatrième saison est sa dernière chance. Avec ses compagnes d'infortunes, Lilian et Daisy Bowman, riches héritières industruelles qui ont le mauvais goût d'être américaines, et Evangeline Jenner, sublime jeune fille trop timide et affublée d'une tante tyrannique, elle décide de tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Même les moyens les moins recommandables.

Ceci dit, elle n'est pas prête à s'avilir jusqu'à accepter l'attention de Simon Hunt, ce fils de boucher sans manières, pourtant riche à millions. Et ce, même si elle ne peut oublier comment il lui a volé son premier baiser.

 

Annabelle est vraie. Elle aime les belles choses, elle aime son mode de vie et est prête à tout pour le maintenir. Mais elle n'est pas non plus superficielle et a aussi d'autres motifs un peu plus louables. Ne pas avoir une super héroïne face à soi, c'est aussi un plus.

Simon, lui, est touchant. Il prétend ne vouloir que son corps, mais ça fait trois ans qu'il lui courre après. Son aveuglement est vraiment mignon.

Les deux personnages vont vraiment bien ensemble et chacune de leur rencontre mets du baume au coeur. Qu'elles soient drôles, tendres, pleines de colère, elles ne laissent pas indifférents. Voir ces quatre femmes se démener pour attendre leur objectif et se montrer solidaires est vraiment bien trouvé et on a plaisir à lire cette romance, enveloppée d'histoires d'amitié et de gentilles manipulations.

 

Par contre, j'ai eu un peu de mal avec la dernière partie du roman, prévisible, un peu trop niaise et plutôt lente. Les dernières pages sont tellement convenues que la lecture, jusqu'ici fluide et plaisante, en devient laborieuse. On s'en serait volontiers passé, même si la déclaration d'amour finale est tout de même très émouvante.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:29

Chroniques martiennesTitre original : The Martian Chronicles

Ecrit de : 1945 à 1950

Traduction de Jacques Chambon et Henri Robillot

Editeur : Folio

Collection : Folio SF

Paru en France en : janvier 2001 (Première édition en 1957 aux éditions Denoël)

334 pages 

ISBN : 978-2-07-041774-2

 

Ravagée par les guerres, mais aussi l'ambition et le progrès, la Terre n'est plus le havre de paix que les humains pensaient. Ils ont besoin d'une nouvelle planète où reconstruire leur monde. La planète Mars est la plus proche et la seule qui possède, même faible, la présence d'oxygène. Une première expédition est envoyée, puis une seconde, une troisième et ainsi de suite... pour coloniser un monde différente et déjà occupé par des créatures à la peaux brunes et aux yeux d'or.

 

" T'es-tu jamais demandé si... eh bien, s'il y avait des êtres vivants sur la troisième planète ?
- Aucune vie n'est possible sur la troisième planète, déclara le mari d'un ton patient. D'après nos hommes de science, l'atmosphère y est beaucoup trop riche en oxygène." p25

 

Chroniques martiennes est un recueil de nouvelles de science-fiction principalement parues de 1945 à 1950 dans divers magazines. Le sujet commun est la colonisation de la planète Mars par les Terriens. Ce qui est intéressant, c'est que même si les nouvelles ont été publiées individuellement dans les années 40, elles forment pourtant bel et bien une histoire continue qui se lit comme un roman.

 

Avec humour et légèreté, Ray Bradbury nous conte une colonisation violente, non respectueuse, en forme de pamphlet contre la prétention, la soif de pouvoir et l'élitisme destructeur de l'être humain. Un futur pas vraiment attirant, mais pourtant très juste. Tout comme l'écriture de l'auteur, magnifique et un peu mélancolique. Un peu longuet sur les bords, mais qui vous reste pourtant en tête après avoir refermé l'ouvrage. Un style et un récit qui font réfléchir et dont on oublie vite les petits inconvénients.

J'aurai aimé voir un peu plus les martiens, tout de même. ^^

 

" - Alors soyons d'accord sur notre désaccord. Peu importe qui représente le Passé ou le Futur, si nous sommes tous deux vivants, car ce qui doit suivre suivra, demain ou dans dix mille ans. Qu'est-ce qui vous assure que ces temples ne sont pas ceux de votre propre civilisation d'ici une centaine de siècle, en ruine, brisés ? Vous n'en savez rien. Alors ne vous posez pas de questions." p142

 

Tour à tour drôles, mélancoliques, cruelles, romantiques, pleines d'espoir ou au contraire désespérantes, Ray Bradbury offre un large panel de genres, d'anecdotes et de personnages. Il n'y a pas d'action, ou très peu, mais pourtant, on ne s'ennuie pas. Un roman qui ne laisse pas insensible.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Stellade, avec Aaliz, Emisa, Petitepom, Coconut et gentiane

sciencefiction

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