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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:30

Jaz-Parks-1.jpgTitre original : Once Bitten Twice Shy - A Jaz Parks Novel

Ecrit en : 2007

Traduction de Jean-Noël Chatain

Editeur : Milady

Collection : Bit lit

Paru en France en : 2011 (Première édition en 2008 avec des couvertures différentes)

448 pages

ISBN : 978-2811206147

 

Jaz Parks, agent de la CIA, est une femme rentre-dedans, au caractère bien trempé et qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle fait équipe avec Vayl, un puissant vampire âgé de plusieurs siècles, mais lui sert aussi de garde du corps. Pas qu'il est réellement besoin d'elle, mais la CIA tient à garder son arme ultime à l'abri.

Leur nouvelle mission ? Eliminer un chirurgien esthétique qui aide les terroristes. Mais alors qu'ils sont sur le point de lui mettre la main dessus, ils découvrent qu'il est de mèche avec un vampire ultra-puissant, le terroriste n°1 après lequel la CIA courre depuis des années. Et leurs projets ne sont pas des plus agréables puisq'ils projettent d'éliminer toutes les créatures qui peuplent la Terre grâce à une mystérieux virus.

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'action est immédiate. Pas de longues mises en situation ou de descriptions interminables, le style est à l'image de son héroïne : un peu bourrin. C'est plutôt appréciable dans l'intrigue, sans temps-morts, on a pas le temps de s'ennuyer. L'histoire est plutôt pas mal aussi avec pas mal d'action, une intrigue bien ficelée, des manipulations génétiques, des méchants qui surgissent de partout, mais c'est à peu près tout ce que j'ai apprécié dans ce titre.

 

L'héroïne passe constamment d'un état émotionnel à l'autre, parfois garçon manqué, prête à tuer tout le monde ; parfois en larme sans qu'on comprenne vraiment pourquoi. Il y a des incohérences dans son caractère, plutôt désagréables à suivre et a accepté. De même, je n'ai pas bien vu l'intérêt de son mystérieux pouvoir. Après tout le mystère fait autour de celui-ci et de ses relations familiales, j'ai envie de dire "tout ça pour ça ?!?!"

En parlant de mystères, il y en a d'autres. L'auteur fait des cachotteries sur tout : le passé de Jaz, le passé de Vayl, les personnages secondaires, les pouvoirs de chacun... Trop de mystère tue le mystère. Au final, on se sait rien et les quelques révélations sont plutôt convenues.

Et pour ne rien arranger, tout est très confus. Comme je l'ai déjà dit, l'héroïne a des sautes d'humeurs dignes d'une femme enceinte, mais aussi, on ne comprends pas très bien sa relation avec Vayl, certains raisonnements arrivent comme un cheveu sur la soupe, les actions de certains personnages restent obscurs et je n'ai pas compris toutes leurs déductions.

 

En conclusion, je suis plutôt déçue par ce titre. C'est finalement peu original, même si l'auteur se targue du contraire dans sa préface, l'héroïne est insipide et agaçante, Vayl n'a pas beaucoup de charme et le tout est très confus, peu développé.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Bambi_Slaughter, avec Kassandra, Nane42, Flof13, Gabyelle, Bébère et Michou.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 11:15

Dans-la-ville-d-or-et-d-argent.jpgTitre original : Dans la ville d'or et d'argent

Ecrit en : 2010

Editeur : Le livre de poche

Paru en France en : 2012

(Première édition en 2003 chez Robert Laffont en 2010 )

504 pages

ISBN : 978-2253161745

 

Résumé de l'éditeur :
1856. La Compagnie anglaise des Indes orientales décide de s’emparer d’Awadh, un État indépendant et prospère du nord de l’Inde, et d'exiler son souverain. La population se soulève. A sa tête, Hazrat Mahal, la quatrième épouse du roi, épaulée par le rajah Jai Lal et des cipayes, soldats indiens de l'armée britannique, ralliés à sa cause. Lucknow, la capitale du royaume, appelée la « ville d'or et d'argent », est le foyer de cette première guerre nationale. Peu à peu, l'embrasement se généralise. Deux années durant, Hazrat Mahal sera l'âme de cette révolte. Vaste fresque historique sur fond de passion amoureuse entre la bégum et l'intrépide Jai Lal, Dans la ville d'or et d'argent relate le destin d'une femme héroïque et méconnue, qui, la première, traça la voie de la libération des Indes.

 

Un grand merci à Livraddict et aux Le livre de poche qui m'ont permis de découvrir un roman historique absolument magnifique, comme je les aime. 


Dans la ville d'or et d'argent relate une partie méconnue de l’Histoire, celle du soulèvement d'un peuple contre l'occupant anglais à l'époque de la colonisation. C'est une histoire triste, celle d'une population en détruisant une autre, celle de l'acaparation des biens pour le profit au détriment de la culture, de l'éducation et de l'économie d'un pays. Mais surtout, c'est l'histoire des inégalités, de la discrimination, du racisme, introduits dans un pays pourtant en paix. Car c'est cela qui m'a le plus marqué : à Awadh, musulmans et hindous vivent en harmonie, les plus riches protègent les plus pauvres, le roi gouverne pour son peuple. Et les anglais vont détruire tout ça !

Au cœur de cette bataille, une femme va s'élever, un personnage au caractère fort qui va s'opposer à la tradition pour mener la révolte, avec le soutien du peuple. Savoir qu'une telle femme a réellement existé ne la rend que plus exceptionnel.

S'ajoute à cela une petite romance, genre dans lequel l'auteur ne semble pas très à l'aise, ce qui n'est pas forcément un mal car Kenizé Mourad nous offre du coup une histoire d’amour dépourvue de mièvrerie et pas trop envahissante, laissant toute la place à une roman historique captivant.

 

Malgré un style scolaire plutôt surprenant au premier abord, Kenizé Mourad nous fait voyager avec délice au cœur d'une Inde emplie de saveurs, de couleurs et de poésie.

Si le lecteur peut sembler perdu au milieu des nombreux personnages historiques et de leur titre, en fait on se fait rapidement à la situation, tant le récit est entraînant et nous fait rêver.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:26

Accro du shopping 2 Manhattan

Titre original : Shopaholic Abroad

Ecrit en : 2001

Traduction de Christine Barbaste

Editeur : Pocket

Paru en France en : 2006 (Première édition en 2003 chez Belfond sous le titre Becky à Manhattan)

448 pages

ISBN : 978-2266162272

 

Tout va pour le mieux pour Becky : son job de conseillère financière dans l'émission de télévision Morning Coffe cartonne, toutes ses dettes ont été remboursées, elle est sur le point d'écrire un livre et file le parfait amour avec Luke Brandon, riche homme d'affaire récemment classé parmi les personnalités les plus importantes de Londres.

Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, son amoureux lui propose de l'accompagner à New York où il compte ouvrir une succursale. Le rêve pour Becky qui se voit déjà à la tête de sa propre émission. Mais la jeune femme se laisse très vite entraîner dans une nouvelle frénésie acheteuse qui va lui causer bien plus de tort qu'elle n'aurait pu imaginer...

 

Je n'avais pas beaucoup apprécié le tome 1, autant dire que je n'avais pas vraiment hâte de lire la suite. Mais puisqu'elle était dans ma PAL, autant se lancer, et j'ai profiter d'une lecture commune sur Livraddict pour le sortir.

Eh bien finalement, ma lecture n'a pas été aussi désagréable que le volume précédent.

Attention, qu'on s'entende bien : Becky est toujours aussi agaçante. Cette manie qu'elle a de ne pas pouvoir résister aux achats me passe complètement au-dessus de la tête. Elle est irresponsable et de mauvaise foi, tout lui tombe toujours tout cuit dans la bouche. Mais je reconnais que j'ai vraiment eu mal au coeur pour elle lors du mariage de Tom.

 

Le style de Sophie Kinsella est vraiment sympa. C'est rythmé, ça se veut drôle, on alterne habilement entre récit et dialogue. Par contre, l'histoire est sans surprise et j'ai vraiment un gros problème avec la morale de cette série où l'héroïne ne fait que connerie sur connerie, mais gagne tout à la fin, sans avoir rien changé.

Toutefois, dans ce second tome, Becky évolue tout de même un peu. Heureusement, j'aurai envie de dire. Elle garde beaucoup de défauts, mais pour une fois, fait quelques petites choses pour ses amis.

 

Mon avis est vraiment mitigé. J'aime le style de l'auteur, mais je n'accroche pas du tout au personnage de Becky. Je crois que je vais arrêter là cette saga pour le moment.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Stellade, avec Caramelmanon96, Nath, Ayma, Yogi, _Ananas_, Spoon, Rosehill Cottage, Luna, Beautifulvelma, Manieblue, Hylyirio, Ritw, Mademoiselle-Soleil, Ollie, Jenn, Math-en-book, Lulubel et Mayella. 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 20:10

Hallucinations

 

Titre original : New Moan

Ecrit en : 2009

Traduction de Jocelyne Barsse

Editeur : Editions City

Paru en France en : 2010

304 pages

ISBN : 978-2352883777

 

Après avoir connu le succès dans sa jeunesse pourrie gâtée grâce aux livres Heffa a tout ce qu'elle veut et Heffa a de nouvelles exigences, l'héroïne éponyme est à la recherche d'un renouveau dans sa carrière. L'opportunité se présente avec L'Ecole d'excellente narrative, un prestigieux établissement situé dans la sinistre et terriblement ennuyeuse Spatula, ville où, par chance, vit son père. Elle quitte donc sa mère et fait l'honneur à son géniteur d'emménager chez lui pour devenir une grande héroïne des temps modernes, aux côtés du lapin blanc d'Alice ou de Winnie l'Ourson.

La prétentieuse jeune fille ne tarde pas à réaliser que les personnages secondaires fades et ternes qui l'entourent ne sont pas à la hauteur de ses prétentions, jusqu'à sa rencontre avec Teddy, un sublime jeune homme au regard de psychopathe qui lui vomi sur les chaussures. C'est sûr, il est amoureux...

 

"Au moment où je partais, un lapin blanc remontait à toute vitesse le chemin qui conduisait au bureau à travers le jardin. J'entendis madame Shirley réprimander la créature à bout de souffle. "Je me contrefiche que vous ayez fait une courte apparition dans un film de siene-fiction sur la nature de la réalité et les gros pistolets ; ce n'est pas ne raison pour être en retard..." p28

 

Qui n'a jamais trouvé Bella de Twilight ennuyeuse et stupide ? Edward frigide et trop coincé pour un vampire ? Les loups-garous immatures ? Qui ne s'est jamais fait la réflexion que les vampires passés beaucoup de temps au soleil sans briller ? Que les deux héros avaient toujours les mêmes cours ? Tous ces petits détails sur lesquels on a tiqué, qu'on ait aimé ou non le roman d'origine, Stephfordy Mayo les a relevés et tournés en dérision avec beaucoup d'intelligence.

Les références sont nombreuses, aussi bien aux romans, aux films, aux business Twilight, mais aussi à la culture en général. Ici, on évite la facilité et le côté graveleux courant dans ce genre d'ouvrages, même s'ils ne sont pas totalement absents.

Un très bonne surprise.

 

Malheureusement, bien que l'héroïne suive des cours de narration, le texte est basique, les mots s'enchaînent sans rythme et il  n'y a aucune recherche. Je n'ose même pas parler de style car il est totalement absent. Du coup, même si au niveau du contenu la parodie se tient, la lecture devient très vite pesante et il faut se faire violence pour aller jusqu'au bout. Il n'y a pas vraiment de suspens et les personnages sont antipathiques. C'est voulu, mais le résultat n'est pas très concluant. Honnêtement, on s'ennuie vite.

 

Joe se pencha vers moi et murmura : "Allez, des poils, la pleine lune, une meute, Lupin ? Tu n'as donc pas lu Harry Potter. Ca ne te fait pas penser à des loups-garous ?"
Je compris tout à coup. Pourquoi n'avais-je pas deviné plus tôt alors que c'était évident pour tous ceux qui avaient lu la scène du rêve un peu plus tôt. "Ô mon Dieu, tu es un loup-garou ?"
[...]

"Oh ! Bon sang, Heffa, tu es trop rusée, tu as deviné, dit Joe l'air faussement contrarié." p127

 

J'ai lu ce livre avec ma copinaute Yumiko, bien qu'elle lise plus vite que moi. ^^
Son avis, par ici.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 10:31

Raspoutine

Titre original : Le Roman de Raspoutine

Ecrit en : 2011

GRAND PRIX PALATINE DU ROMAN HISTORIQUE 2012

Editeur : Editions du Rocher

Collection : Le roman des lieux et destins magiques

Paru en France en : décembre 2011

226 pages

ISBN : 978-2268072036

 

Résumé de l'éditeur :

Au tournant du XIXe et du XXe siècle, Raspoutine traversa la vaste scène de l'histoire russe en jouant simultanément les rôles de séducteur, de mystique, de gourou et d'homme d'Etat. Ainsi devint-il une légende, rejoignant le panthéon des "surhommes diaboliques" de l'histoire. Celui que l'on surnommait tantôt "le saint diable", tantôt "le plus grand coup du siècle" fit souffler le vent de sa Sibérie natale sur la cour impériale. Exubérant, il paraissait incarner l'âme russe, tout en contrastes et en fantasmagories, au point que la Russie éternelle semble avoir sombré avec lui.

Richement documenté, cet ouvrage rouvre le sulfureux "dossier Raspoutine" à l'aide de témoignages inédits, notamment sur les rivalités des services secrets impliqués dans son assassinat et, parallèlement, dans l'arrivée au pouvoir des bolcheviks.

 

Ce roman a reçu le Grand Prix Palatine du roman historique 2012. Ah bon ?

Trois critères sont pris en compte pour ce prix :
- la rigueur historique ;
- la qualité romanesque et l'originalité de l'intrigue ;
- la qualité littéraire et stylistique de la narration.

Je n'ai pas grand chose à reprocher sur la véracité historique des propos. Vladimir Fédérovski a utilisé une bibliographie plutôt impressionnante pour un petit roman de 200 pages.

Par contre, pour la qualité romanesque et l'originalité de l'intrigue, on repassera. Le livre se compose de petits chapitres de 2 à 5 pages maxi, traitant rapidement des grandes parties de la vie de Raspoutine. Le lecteur se retrouve face à des moments de vie plus qu'à un vraie histoire ou une bonne biographie romancée.  Le récit n'est pas linéaire et parfois même non chronologique.

Quant à la qualité stylistique et littéraire, l'auteur n'a pas l'air de bien savoir quel style adopter. On oscille entre le simple récit factuel sans fioriture et les envolées lyriques, qui ennuient plutôt que faire rêver.

 

Le livre n'est pas inintéressant, mais la qualité a été adaptée pour un lectorat de base. Peut-être un peu trop. On se demande parfois si l'auteur n'a pas pris son lecteur pour un demeuré, tant le contenu a été simplifié.

Et pour finir, 1/3 du roman est en fait consacré à l'histoire de la Russie d'une manière générale, et non au personnage de Raspoutine.

France Télévision a produit un documentaire sur Raspoutine à partir de cet ouvrage qui a été très réussi et vraiment passionnant. Etrangement, le roman, lui, m'a plutôt déçue.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:40

mes amis

 

Titre original : Mes amis, mes amours, mais encore ?

Ecrit en : 2005

Editeur : Pocket

Paru en France en : juin 2007

(Première édition chez Mango en 2005)

215 pages

ISBN : 978-2266164887

 

Jeanne a 35 ans. Pour célébrer l'évènement, son mari lui a organisé une fête costumée surprise à laquelle elle ne connaît presque personne. Pour la jeune femme s'en est trop. Comment peut-on organiser une fête en total désaccord avec le caractère de la personne avec qui on vit depuis 10 ans ? L'heure est peut-être venue de remettre son couple en question...

Violette voue un amour profond et ultra-protecteur à sa petite fille. Tout le monde pense qu'elle refuse le poste de responsable pour laisser la place à son mari, mais la jeune femme préfère simplement se consacrer à l'éducation de son enfant.

Des enfants, Natacha rêve d'en avoir, mais les échecs de ses FIV successives la fatiguent et mettent son couple en péril. Du coup, elle s'absorbe dans son nouveau travail de traiteur, une petite entreprise qu'elle démarre. Heureusement, elle peut compter sur ses deux amies pour lui confectionner tartes et cakes pour la dépanner.

 

Agathe Hochberg fait ici une belle démonstration de style en racontant l'histoire de chaque personnage dans un style différent. Alors que Jeanne se pose beaucoup de questions sur sa vie conjugale, Violette retranscrit ses sentiments et ses doutes dans des lettres destinées à sa fille, tandis que Natacha parle à son psy. Il y a aussi quelques échanges de mails et les rencontres des trois amis dans un style plus classique.

Chaque mode de narration est maîtrisé par l'auteur et apporte une véritable dynamique au récit. On ne s'ennuie pas un instant et le roman se lit très vite.

 

Par contre, au niveau de l'histoire, je dois avouer que j'ai été un peu surprise. Je pensais qu'entre autres caractéristiques de la chick-lit, il y avait l'humour et le dénouement heureux ; or ici, ce n'est pas le cas. Pas que ça m'ait manqué, l'histoire est sympa, mais il se dégage une impression de mélancolie, limite déprimante de cette lecture. On ressort de cette lecture avec un léger dégoût pour certains hommes et un refus catégorique du mariage. plutôt féministe en fait l'auteur !

D'un autre côté, les personnages, avec leurs problèmes bien ancrés dans la société actuelle sont, du coup, très attachants et proches du lecteur.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 23:19

Déclaration

 

Titre original : The Declaration

Ecrit en : 2007

Traduction de Nathalie Peronny

Editeur : Editions Naïve

Paru en France en : septembre 2007

365 pages

ISBN : 978-2350211220

 

Angleterre, 2140. La science a découvert le moyen de prolonger la vie indéfiniment, mais pour palier à la surpopulation, les adultes n'ont plus le droit d'avoir d'enfants. Ceux qui bafouent La Déclaration sont envoyés en prison, tandis que les enfants sont éliminés. Les plus chanceux sont envoyés dans des foyers où ils sont considérés comme des Surplus et doivent travailler très dur pour expier leur faute.

Anna est un Surplus et vit à Grange Hall où elle est formée pour servir les Légaux, ceux qui ont respecté la loi. Les conditions sont très dures, mais tout cela est normal pour la jeune fille qui a subi un lavage de cerveau. Elle a tout oublié de son passé, mais quand Peter, un nouveau Surplus de son âge, arrive à Grange Hall, il l'appelle Anna Covey et lui annonce que ses parents sont à sa recherche.

 

L'univers de ce roman est vraiment très intéressant. L'humanité privée des enfants et de la jeunesse vit constamment entourée des mêmes personnes, vieilles (ou pas, selon l'âge à partir duquel elles ont commencé leur traitement) et aigries. Il n'y a plus de délinquance juvénile, les gens ne travaillent pas et n'ont plus qu'à passer leur éternité à se distraire. Un univers qui, malgré les progrès scientifiques, se réèvle terne, ennuyeux et a perdu son innocence et une partie de sa moralité.

Ce point de vue nous est offert par le personnage de Julia Sharpe, une Légale pas toatalement satisfaite de sa condition. J'aime beaucoup ce personnage, sans doute celui qui nous dévoile le plus de choses sur ce futur, mais aussi un des plus attachants. Car je dois bien avouer que je n'ai pas été charmée par Anna et Peter, les deux héros du livre. Entre la jeune fille qui accepte trop facilement sa situation et un jeune homme qui, lui, la rejette avec trop d'assurance, les deux protagonistes sont un peu trop extrêmes.

Melle Pincent, la directrice du foyer, est une extrêmiste qui exècre les Surplus et amène encore un autre point de vue sur l'univers de ce roman.

Chaque personnage a été réfléchi et éclaire d'un jour nouveau la situation, mais à part Julia, je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour eux, y compris pour le retournement de situation finale, un peu trop facile à mon goût.

 

Le point faible de ce roman pour moi est le style de Gemma Malley, beaucoup trop statique. Le récit est linéaire, il y a très peu d'action et les dialogues ne servent la plupart du temps qu'à remettre Anna à sa place. La profusion de majuscule n'arrange rien et m'a plutôt gênée dans ma lecture.

Le seul intérêt de ce titre est le monde futuriste mis en place par l'auteur, mais il faut attendre la fin du roman pour en apprécier toute la teneur.

Le livre peut tout à fait se lire seul ; d'ailleurs, je ne vois pas trop ce que racontera le tome 2 alors je ne pense pas que je poursuivrai la trilogie dans l'immédiat.

 

Ce roman est un livre voyageur de Les mots de Mélo. Un grand merci à Mélo de me l'avoir prêté.
N'hésitez pas à vous inscrire si vous souhaitez le découvrir.

sciencefiction

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:26

Apocalypsis 1

 

Titre original : Cavalier blanc : Alice

Ecrit en : 2010

Editeur : Nouvel Angle

Paru en France en : octobre 2011

238 pages

ISBN : 978-2354501785

 

 

Alice Naulin est un petit génie de 17 ans. Sa mémoire auditive et sa mémoire visuelle lui permettent de mémoriser chaque info entendue ou lue du premier coup. La seule chose que permets encore à son ego surdimmensionné de rester sur terre est l'affection de ses parents adoptifs. Mais un jour, Alice a une vision ; une vision du futur ; un futur dévasté par la volonté de Dieu : c'est l'Apocalypse. Et la jeune fille comprend que ce qu'elle a vu va réellement se produire. Elle est l'un des quatre cavaliers de l'Apocalypse, le cavalier blanc, et au jour du Jugement Dernier, elle devra guider les 144 âmes à sauver et exterminer les autres êtres humains avec ses compagnons.

Mais avant d'accomplir son destin, Alice doit forger son corps et son esprit, apprendre à maîtriser ses pouvoirs ; et pour devenir celle qu'elle doit être, l'adolescente va devoir surmonter les épreuves de la vie.

 

Le personnage principal, Alice Naulin, est une héroïne détestable. Egoïste, méchante, imbue d'elle-même, méprisante, dépourvue d'émotions, la jeune fille ressemble plus à un robot qu'à un être humain. Cela s'explique par son intelligence extraordinaire qui lui donne conscience de la vacuité de la vie. Un personnage détestable donc, mais pas forcément détesté, car on a du mal à imaginer que tant de froideur soit possible chez un être humain, sans en avoir un peu pitié. Et les efforts qu'elle fait avec ses parents sont tout de même touchants.

Malheureusement, je trouve que "son génie" n'est pas crédible. Elle suit une scolarité normale alors qu'elle connait déjà le programme par coeur, son humour est plutôt douteux (le bon mot repris sur la couverture est drôle, mais pas au niveau qu'on aurait pu attendre) et son asociabilité n'est pas assez exacerbée. Le coup avec Éric, je l'ai compris de suite, au moment même où elle l'a dit. Pas très perspicace la surdouée !

Le concept est excellent, j'aime l'idée de ce personnage exécrable, mais l'auteur n'y a pas été à fond, est restée un peu trop en surface et c'est dommage.

 

L'histoire d'Alice n'est que la suite d'évènements qui vont la mener à son destin et pour former un cavalier de l'Apocalypse destiné à exterminer la race humaine, autant vous dire qu'on ne l'envoie pas chez les Bisounours. Le lecteur est la plupart du temps amené à pleurer, à s'émouvoir, du moins c'est ce qu'essaie de faire l'auteur. Malheureusement, entre le personnage d'Alice même, incapable de ressentir des émotions et donc d'en transmettre, et le style d'Eli Esseriam, basique et trop rapide, les scènes ne font pas mouches.

Les évènements s'enchaînent rapidement, comme les phrases. Pas le temps de s'attarder sur une péripétie qu'une autre survient déjà. L'avantage, c'est que le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer ; l'inconvénient, c'est qu'il n'a pas non plus le temps de réfléchir et de s'attacher. Personnellement, ça m'a plutôt dérangée, surtout étant donné que l'héroïne est une intellectuelle censée analyser froidement les faits autour d'elle.

 

Ma chronique soulève pas mal de points négatifs, mais j'ai adoré ce roman et c'est justement pour cette raison que les défauts m'ont sauté aux yeux. car ce sont à peu près les seuls choses qu'on pourrait reprocher à l'auteur. L'histoire est très originale et palpitante, le pari d'utiliser une héroïne exécrable, un anti-héros, est osé, mais réussi, les références bibliques sont maitrisées, jamais étouffantes et le roman en lui-même est très complet au niveau de l'action, de la réflexion, des personnages et du parcours initiatique d'Alice. Finalement, le seul souci d'Eli Esseriam est de ne pas avoir été à fond dans l'introspection de son héroïne et l'exploitation de son génie, mais cela ne m'empêche pas d'avoir très envie de lire la suite.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Anna002 avec Tousleslivres, (Iani), Gilecture, Dex et Jamestine. 

ABC 2012

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:51

Soirée Sushi

 

Titre original : Soirée Sushi

Ecrit en : 2010

Editeur : Le Livre de Poche

Paru en France en : 2011

(Première édition chez Calmann-Lévy en 2010)

180 pages

ISBN : 978-2253157540

 

Rebecca a deux enfants qu'elle élève seule, ou en conflit avec son ex-mari. Elle vient bien de rencontrer un pompier avec qui tout se passe bien, mais elle n'a pas vraiment envie de s'engager dans une nouvelle relation amoureuse. Sa voisine et amie, Hortense, est une jeune femme timide qui persiste à croire que son amant va quitter sa femme pour elle, comme il le lui promet depuis des années. Séraphina, sûre d'elle, est l'opposé de la précédente. Grande de l'horoscope sur une chaîne de grande écoute, auteur de livres à succès, elle vient pourtant de découvrir dans la presse à scandale que son mari la trompe avec une jeunette.

Une soirée entre filles s'impose. Une soirée sushi.

 

Parce que la chick-lit, c'est pas forcément gaffe et séduction, ici, il est question de sushis, de maris adultères, d'adolescents rebelles et de bons mots.

Les textes d'Agnès Abécassis sont courts mais percutants, le style est à la fois travaillé et fluide. Les jeux de mots pullulent et on en redemande encore. C'est la grande force de ce roman qui me donne envie de découvrir d'autres livres de l'auteur.

Un vrai moment de plaisir.

 

Et même si le récit n'est pas toujours des plus drôles entre la triste Hortense, incapable de reprendre sa vie en main, la sûre d'elle Séraphina dont le monde est en train ce s'écrouler et l'indécise Rebecca qui refuse toute stabilité amoureuse ; le lecteur n'est pas déprimé et lit plutôt ce livre avec le sourire aux lèvres.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Elora avec mimigogotte, coconut, Babynoux et Malen. 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:23

Anita Blake 5Titre original : Bloody Bones

Écrit en : 1996

Traduction de Isabelle Troin

Éditeur : Milady

Collection : Bit lit

Paru en France en : 2009

544 pages

ISBN : 978-2811201197

 

Encore une fois, Bert a accepté un contrat sans en parler à Anita, mais quand plusieurs millions sont en jeu, difficile de dire non. A ce prix-là, notre héroïne va devoir relever un cimetière entier, composé de cadavres aux os éparpillés et vieux de plus de 200 ans pour certains. Et bien qu'elle se soit éloignée de Saint-Louis pour cette affaire, les enquêtes de la Brigade d'Investigations Surnaturelles ne la quitte jamais, car les corps de trois jeunes garçons atrocement mutilés ont été retrouvés à Branson et Dolph a demandé à Anita d'aller donner son avis d'experte à la police locale.

 

Enfin, enfin, je retrouve un tome d'Anita qui m'a presque comblée comme le premier.

Ce récit est bourré d'action, de créatures monstrueuses et de pouvoirs latents. Sans parler de tension sexuelle, mais sans Richard, resté bien sagement chez lui, à mon plus grand plaisir. Ici, on rencontre des vampires, toujours plus forts, de nouvelles créatures magiques, toujours plus mystérieuses, on en apprend un peu plus sur les pouvoirs de l'héroïne, toujours plus importants, on se rapproche de JC, toujours plus séduisant, la politique vampirique se dévoile un peu plus, avec toujours plus d'évolution... Que du plus !

 

Le grand point positif de ce tome pour moi est Larry. Jeune apprenti réanimateur qui souhaite devenir exterminateur de vampire, l'étudiant fait son apparition dans le tome 3, mais on fait vraiment sa connaissance dans ce volume. Encore innocent et naïf face à la violence des vampires et créatures magiques, il croit à la justice et se présence un peu comme le garde-fou d'Anita qui, elle, écoute de plus en plus son instinct de survie. On ne peut pas lui reprocher de se défendre, surtout après tout ce qu'elle a vécu, mais elle n'hésite pas à sacrifier les autres ou à utiliser tous les moyens pour survivre, parfois au détriment de la morale et du devoir. Larry représente le point d'ancrage qui l'empêche de sombrer du côté des monstres et joue finalement un rôle très important auprès de la jeune femme.

 

Une petite touche de romance aussi avec Jean-Claude a qui Anita demande un coup de main pour son enquête. Dans la chambre d'hôtel, la tension sexuelle est palpable, mais l'héroïne refuse d'être touchée par un cadavre ambulant. Du coup, je suis très curieuse de voir comment va évoluer leur relation, pas évidente pour le moment, mais indéniablement sensuelle. Et j'ai surtout hâte qu'elle évolue. ^^

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Sookies avec Sharon, Nane42, Naminé, Tigrouloup, Chtitepuce, Yumiko, Mabiblio, Kllouche et Dex.

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Published by Stéph - dans Roman
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