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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:27

Le ciel est partoutTitre original : The sky is everywhere

Ecrit en : 2010

Traduction de Nathalie Perronny

Editeur : Gallimard Jeunesse

Collection : Scripto

Paru en France en : mai 2010

384 pages

ISBN : 978-2070629725

 

Bailey, 19 ans, actrice, était la joie de vivre incarnée. Elle était aussi la joie de vivre de Lenny, sa soeur cadette, qui ne sait comment continuer à vivre depuis le décès de son ainée. Elle refuse de parler à sa grand-mère, de partager les délires de son oncle, de sortir avec sa meilleure amie, d'éprouver du plaisir à jouer de la musique et n'a jamais connu sa mère.

Deux garçons vont alors entrer dans sa vie : Tobby, le petit-ami de Baileys qui comprend parfaitement de qu'elle ressent ; et Joe, un nouvel élève au sourire ravageur. Mais Lenny a-t-elle le droit de tomber amoureuse alors que sa soeur vient de mourir ? A-t-elle le droit d'être heureuse sans Baileys ?

 

Dans un style simple et très fluide, Jandy Nelson signe avec Le ciel est partout une très jolie histoire sur le deuil et sur l'amour. A destination principalement d'un public d'ado, le récit possède un charme indéniable, mais est surtout bourré d'émotion. La narration est entrecoupée de poèmes, composés par Lenny, retraçant sa relation avec sa soeur. Ces petites coupures m'ont beaucoup plus émue que le récit en lui-même car elles montrent le lien très fort qui unissait les deux jeunes filles.

La détresse de l'héroïne, mais aussi des personnages secondaires, est très touchante et malgré la relation un peu particulière qui se noue avec Tobby, à aucun moment le lecteur ne la juge.

 

J'ai beaucoup aimé le personnage de Joe qui parvient à faire sourire rien qu'en apparaissant, comme avec Lenny.

Par contre, je suis passée un peu à côté de la mère des filles, dont l'histoire n'était pas vraiment nécessaire au récit.

 

Une sympathique lecture, très touchante, sur la vie après la perte d'un être cher, la recherche de soi et l'amour.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 21:06

Hygiène de l'assassin

 

Titre original : Hygiène de l'assassin

Ecrit en : 1995

Editeur : Le livre de poche

Paru en France en : mars 2004 (Première édition en 1992 chez Albin Michel)

384 pages

ISBN : 978-2811200947

 

 

Résumé de l'éditeur :

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre.
Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture.
Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Premier roman d'une extraordinaire intensité, où Amélie Nothomb, 25 ans, manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.

 

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour décrire ce livre est "bizarre".

Le personnage principal est un homme gros, laid, écoeurant, méchant et prétentieux. Il n'est pas question de l'apprécier ou de s'y identifier ; juste d'assister à un échange, des échanges, grossiers, ridicules, incohérents, mais pleins de conviction. Jusqu'au cinquième journaliste qui lui tiendra tête et à qui il pourra, enfin, raconter son histoire.

 

Les dialogues sont surprenants, entre le ridicule et le génie, tellement la stupidité du contenu fait pourtant preuve de logique. Le lecteur se retrouve coi devant le texte, mais incapable d'en détacher les yeux. On est emporté dans ce récit des plus inattendus, qui ne cesse de nous prendre par surprise et se clôture en apothéose.

 

Amélie Nothomb parvient à captiver, à proposer une histoire intéressante, en laissant pourtant le lecteur à l'extérieur du roman, en simple spectateur d'un récit dont les journalistes sont eux-même simples spectateurs car c'est bien Prétextat Tach qui mène la danse, y compris avec le dernier journaliste à qui il finira par faire faire exactement ce qu'il veut.

 

Brillant !

 

ABC 2012

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:45

Sex addicts

 

Titre original : Les sex addicts

Ecrit en : 2012

Editeur : Hors Collection

Paru en France en : mai 2012

272 pages

ISBN : 978-2258096103

 

 

Résumé de l'éditeur :

Jérôme est addict à la pornographie depuis l'âge de neuf ans. Céline frôle la soixantaine. Stéphane ne peut résister à une rencontre furtive. Vincent est devenu dépendant à force de jouer les "rabatteurs"de filles pour un homme politique. Samir a grandi au Maroc avec l'idée que le sexe était sale. Arnaud, homosexuel, a connu la souffrance d'être en couple avec un sex addict. Quant à Alia, escort-girl, elle est tombée amoureuse de son client, James, lui-même addict aux prostituées.

A travers ces sept témoignages, Florence Sandis et Jean-Benoit Dumonteix racontent la complexité, les dangers et la souffrance générés par l'addiction au sexe. Chaque témoignage est suivi d’une analyse clinique et complété d'explications sur la prise en charge médicale de cette dépendance.

 

Merci à Livraddict et aux éditions Hors Collection pour ce partenariat très intéressant sur un mal encore trop méconnu. 

 

" Qu'une substance ou une conduite puisse devenir objet d'addiction ne signifie pas que cette substance ou cette conduite soit toxique, mauvaise, répréhensible, sinon la boulimie conduirait à la prohibition de la nourriture..." p12

 

La dépendance sexuelle est devenu un sujet d'actualité ses dernières années entre les péripéties de Charlie Sheen, le divorce de Jesse James, les démêlés de Tiger Wood ou plus récemment, et concernant un français, le procès de DSK. Pourtant, le concept de dépendance sexuelle existe depuis plus de trente ans, mais il est encore très méconnu dans nos contrées quelque peu conventionnelle.

 

Ce livre est le premier ouvrage français consacré exclusivement au sujet. Il se compose d'interviews réalisées depuis deux ans par Florence Sandis, journaliste, accompagnées de brèves analyses des comportements par le psychanalyste Jean-Benoît Dumonteix. Pour un premier ouvrage sur le sujet, le résultat est pas mal. La forme choisie, ce jeu de question / réponse, est facile à lire et nous permet d'avoir le ressenti de personnes réellement concernées. Mais je trouve dommage que l'enquêtrice ne rebondisse pas sur certains propos des interviewés, comme avec Jérôme qui a tout de même cité 5 titres de films au cours de son entretien. Par contre, Stéphane, aux pratiques homosexuelles masochistes a droit à des termes comme "prédateurs", "dangereux", "narcissisme", bien plus que les autres. Cela tiens peut-être au fait que Stéphane a reconnu sa maladie, comme Alia et James avec qui l'auteur prend aussi un peu plus de liberté, mais cet espèce de parti pris m'a un peu gênée dans ma lecture.

 

" Il y a souffrance, mais il y a aussi ambivalence, parce que la souffrance est liée au plaisir le plus évident : j'aime le sexe. On ne peut pas ne pas aimer le sexe, n'est-ce pas ?" p148

 

Le sujet est vraiment très intéressant, mais ce livre ne convaincra pas des gens qui nient certains troubles mentaux. Pour ceux qui voudraient en apprendre plus, je trouve qu'il reste encore trop en surface. J'aurai aimé avoir plus de détails symptomatiques : que ressentent ces addicts s'ils ne peuvent pas alimenter leur addiction, physiquement et psychologiquement, qu'est-ce qui leur passe par la tête quand la première chose qu'ils font en se levant est de consulter des sites pornographiques...

Les interviews, finalement, ne font qu'illustrer et il aurait été plus judicieux de mettre l'avant-dernier chapitre, expliquant justement la dépendance sexuelle, en premier.

 

Ce qui se dégage de cet ouvrage, c'est une vraie souffrance, une vraie émotion à la lecture des témoignage. Il est difficile de vivre avec une addiction, dur de vivre avec quelqu'un qui en souffre, presque impossible de l'expliquer, encore rare à reconnaître et  inconcevable d'y résister. Mais surtout, ces malades ont une vision érronée de la sexualité dû pour la plupart à des traumatismes sexuels dans l'enfance. Sur les 7 interviewés, seul un couple n'a pas subi d'attouchements ou d'agression plus jeune, ce qui est énorme et inadmissible.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:20

Maison-de-la-nuit-1.jpgTitre original : Marked - A House of Night Novel 1

Ecrit en : 2007

Traduction de Julie Lopez

Editeur : Pocket

Collection : Jeunesse

Paru en France en : 2010

330 pages

ISBN : 978-2266187008

 

Zoey n'a pas une vie de famille des plus réjouissante. Depuis son remariage il y a 3 ans, sa mère a complètement délaissé ses enfants pour obéir aveuglement à leur beau-père, un adepte du Peuple de la Foi, aux croyances misogynes et archaïques. Autant dire qu'il n'apprécie pas beaucoup que la jeune fille revienne de l'école avec un croissant de lune sur le front, marque des adolescents repérés par les Traqueurs et destinés à devenir des vampires.

Zoey est en train de mourir et doit se rendre à la Maison de la Nuit, une école où les jeunes vampires vont étudier pendant quatre ans, avant de subir la Transformation finale. S'ils survivent...

Peu emballée les premiers jours, l'adolescente va vite s'habituer à son nouvel environnement, pas aussi glauque et dangereux qu'elle l'imaginait, et où elle va même se faire de nouveaux amis, rencontrer l'amour mais aussi développer de surprenants pouvoirs.

 

" - Zoey Montgomery ! La Nuit t'a choisie ; ta mort sera ta renaissance. La Nuit t'appelle ; prête l'oreille à sa douce voix. Ton destin t'attend à la Maison de la Nuit ! " p11

 

La Maison de la Nuit est l'équivalent d'un Poudlard vampirique. Que ce soit au niveau de l'héroïne, des personnages secondaires, de l'environnement familial, des ennemis, de l'intrigue... Absolument tout rappelle Harry Potter. Zoey est malheureuse dans sa famille et ne peut compter que sur sa grand-mère pour l'aider. Mais à peine arrivée à  l'école, elle va se faire remarquer sans trop comprendre pourquoi. Elle va vite devenir amis avec les rejetés de sa classe, une grande timide et un intello, ainsi que la blonde et vicieuse Aphrodite qui règne sur son petit monde. La jeune fille porte même une marque sur le front, à l'instar de la cicatrice du jeune sorcier.

Si la formule est déjà vue, elle n'en est pas moins sympathique.

 

Ce premier tome mets parfaitement en place le décor. Le lecteur découvre les lieux en même temps que l'héroïne, avec fluidité, sans zones obscures, si ce n'est celles que le personnage principal ignore aussi. Ici pas de grands méchants loups qu'il va falloir terrasser dès le premier volume, mais une découverte des personnages et pleins de mystères qui se dessinent. Une excellente introduction.

 

" Tout à coup, je sentis l'air s'animer. Il bougeait autour de moi, faisait voler mes cheveux, emplissait mes oreilles du bruissement des feuilles agitées par le vent. Je regardai les autres, m'attendant à voir chacun pris dans une mini-tornade. Non, j'étais le seule. Bizarre... " p156

 

Le style de PC Cast s'adresse à un publique d'ado. Il est question d'amitié, d'amourette de lycée et de questionnement futur. L'héroïne est pathétique, respire la morale et la gentillesse et manque un peu de nuance, à l'image de ses camarades de réfectoire d'ailleurs, mais tous les personnages sont attachants. Le roman se lit vite, mais l'ensemble est encore un peu trop rose, trop lisse, pour le moment.

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Myiuki22, avec beautifulvelma, Ella, lucie2006, cline612, Farahfleur, Jenn, Dex, elodie.book, kokodu22, LivresLove, Anna002, kisse59, Géraldine, Lux Oxa, didikari, Sandra et lamiss59283.

ABC 2012

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:27

Buffy 3

 

Titre original : Coyote Moon

Ecrit en : 1999

Traduction de Isabelle Troin

Editeur : Fleuve noir

Paru en France en : 1999

184 pages

ISBN : 978-2265067929

 

En sortant du Bronze, Buffy, Willow et Alex se retrouvent face à un coyote. Rien d'extraordinaire en cette période de l'année selon le couple d'amis, mais la Tueuse sent très vite que quelque chose ne va pas.

L'arrivée des animaux coïncide étrangement avec l'installation de la fête foraine et Willow et Alex ne tardent pas à abandonner leur amie pour traîner avec les forains.

 

Mon dieu ! Willow aurait donc reçu son premier baiser d'un forain ? Mon image de la prude et chaste Willow des premières saisons en prend un coup et je suis un chouilla déçue :(

Les autres personnages restent fidèles à eux-même : Alex le séducteur ringard, Buffy la suspicieuse et Gilles qui ne comprend rien aux jeunes.

Et on aime ça !

 

Mais la série n'est plus toute jeune. Pour preuve, alors que Gilles parle d'un célèbre illusionniste, Buffy lui répond " Bref, c'était les Siegfried et Roy de son époque." Bien entendu, Giles ne comprend pas. Le problème, c'est que moi non plus.

Un peu plus loin, autre référence que l'observateur ne connaît pas : David Copperfield. Cette fois, je le connais, mais le modèle date un peu. Il a dû arrêter sa carrière avant même que je commence la mienne.

Et là, grande claque dans la gueule : moi aussi, je vieillis. Merci Buffy !

 

"Sauf qu'il n'y a pas le moindre fast-food à Sunnydale" p94

Maintenant, j'attend la phrase qui annoncera la création du Double Mix Palace. ^^

 

J'aime beaucoup ses petits romans qui se lisent très vite, nous replacent avec plaisir dans l'univers de la tueuse, avec des histoires inédites, mais qui respectent parfaitement le caractère des personnages.

 

Edit : après relecture de mon billet, je me suis rendue compte qu'en fait je connaissais Siegfried et Roy, mais la référence reste un peu vieillotte. Je ne m'y connais pas beaucoup en magie, je ne suis pas fan, mais si je devais citer un illusionniste, ce n'est pas à ces trois-là que j'aurai pensé...

ABC 2012

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:32

Confrérie 5Titre original : Black Dagger Brotherhood, book 5 : Lover Unbound

Ecrit en : 2007

Traduction de Laurence Murphy

Editeur : Milady

Collection : Bit-lit

Paru en France en : 2011 

672 pages

ISBN : 978-2811204907

 

Un soir, une attaque des éradiqueurs envoient Viszs à l'hôpital. Seul, avec une balle en pleine poitrine, il faut un moment à ses frères pour le retrouver. Un moment qui va lui permettre de rencontrer Jane Whitcomb, le médecin qui l'a opéré et qui lui fait oublier tout le reste, y compris Butch, quelques instants.

Quand ses frères de la Confrérie viennent le chercher, il fait la seule chose qui lui semble évidente et emmène la jeune femme avec lui. Mais elle est humaine et peu importe ses sentiments, elle ne peut pas vivre avec eux. D'autant plus que Viszs vient d'être désigné comme Primâle des Élues et son destin est désormais d'engendrer les futurs guerriers et élues de la race des vampires.

 

" D'une voix rocailleuse, l'homme dont elle avait sauvé la vie prononça quatre mot qui changèrent tout... changèrent sa vie, changèrent sa destinée :
- Elle... vient... avec... moi. " p 140

 

Baisse de régime pour ce cinquième tome de La Confrérie. On suit ici Viszs, un guerrier au passé aussi torturé que Zadist, donc  déjà vu. Parallèlement, Fhurie se dépêtre avec ses sentiments pour Bella, comme Viszs pour Butch, donc encore une fois déjà vu. Et à ce duo de geignards se joint John qui, à l'approche de la transition, se pose de plus en plus de questions sur lui-même, sur ses capacités et sa sexualité. Beaucoup de pathos dans ce tome, trop certainement, pour vraiment s'intéresser à l'histoire.

Suite aux évènements du tome 4, les éradiqueurs sont peu présents. Perso, ça m'a manqué. J'aimais le fait de voir ce qui se tramait des deux côtés, d'en apprendre un peu plus sur l'Oméga et ce conflit frère/sœur. M. X me manque, son ambiguïté était vraiment intéressante.

La relation entre Viszs et Jane ne m'a pas transporté comme celle des autres frères de la Confrérie, je suis un peu passé à côté. En plus, le prologue ne sert à rien. Je n'attendais qu'une chose : que Jane demande son prénom complet à son amant et ça n'arrive que sur la fin. Et puis, je pensais qu'elle voyait les fantômes, mais apparemment non. A noter aussi le retour de l'absence de négation, qui avait pourtant quasiment disparu dans le tome 4. A croire qu'ils sont complètement illettrés, ces guerriers !

 

" Aucune dignité. Aucune virilité. Typique de sa nullité. Il avait enfin un corps immense, mais il n'était pas plus mâle que quand il avait un corpschétif et malingre." p 367

 

Ceci dit, j'aime quand même beaucoup cette saga. J'aime que tous les tomes soient imbriqués les uns dans les autres, que les tomes précédents évoquent les tomes suivants, qu'on suive l'évolution de John depuis si longtemps. La punition de Rhage, expliqué dans le tome 2 et qui pouvait paraître excessif prend tout son sens dans ce volume.
Même si ce tome est un peu en-dessous des autres pour moi, j'ai tout de même hâte de lire la suite. Fhurie et Cormia me touchent beaucoup, pour leur innocence et je suis sûre que JR Ward nous réserve encore quelques surprises.

 

Livre lu avec mes copinautes Sookies et Yumiko. ^^

Romance paranormale

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 21:53

Alice au pays des trop vieilles

 

Titre original : Alice au pays des trop vieilles

Écrit en : 2010

Éditeur : J'ai lu (Première édition en 2010 chez Albin Michel)

Paru en France en : 2011

512 pages

ISBN : 978-2290032114

 

 

A 46 ans, Alice mène sa vie tambour battant entre son mari, ses deux ados, son emploi de rédactrice en chef et son envie de bébé. Alors qu'elle se demande si l'adoption d'un petit Jack Russel ne serait pas la réponse la plus adaptée à ses envies du moment, son boss la convoque. La sentence tombe : Alice est trop vieille ! On lui demande de laisser sa place à la jeunesse, déjà arrivée en fait.

Pour Alice, c'est alors la crise, une prise de conscience horrible sur le temps qui passe, son poids, le regard des autres, ses cheveux, ses vêtements, son pouvoir de séduction...

 

Avec beaucoup d'humour, Cristina Alonso partage avec nous sa crise de la quarantaine, suite à l'annonce fracassante de son employeur. Régime, crème antiride, pique amicale ou non, dispute conjugale volontaire, répartie acerbe des enfants, humiliation rigolote... les deux mois relatés dans ce roman nous touchent au quotidien, nous femmes, mais le tout est traité avec fantaisie et auto-dérision. La société et son dictat de la beauté et de la jeunesse en prennent pour leur grade avec simplicité, mais efficacité. On ferme le livre un grand sourire sur les lèvres, en se disant que oui, ces situations, on les a vécues, on s'est toute déjà sentie à la place d'Alice, mais qu'est-ce que ces tracasseries peuvent être ridicules en fait,

 

Le style est simple, efficace. Chaque chapitre, très court, se découpe en une liste de choses à faire, des évènements de la journée et un récapitulatif de conseils pour savoir réagir en toute circonstance. Rapide, incisif, mais surtout très drôle, Alice au pays des trop vieilles est un concentré de bonne humeur et d'ironie, qui se lit très facilement et très rapidement.

A relire dans une quinzaine d'années !

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:33

Succubus 1Titre original : Succubus Blues

Écrit en : 2007

Traduction de Benoît Domis

Éditeur : Milady

Collection : Bit-lit

Paru en France en : 2009

512 pages

ISBN : 978-2811205355

 

Georgina Kincaid est un succube, un démon à la jeunesse et à la vie éternelle, à la séduction absolue, qui se nourrit de l'énergie vitale de ses partenaires sexuels. Mais après des centaines d'années de damnation et de plaisir, la jolie démone aspire plutôt à une vie tranquille dans la librairie où elle travaille. D'ailleurs, elle s'apprête à rencontrer Seth Mortensen, un auteur mortel de romans policiers pour lequel elle nourrit une véritable obsession.

Mais quand Dwane, un vampire avec qui Georgina s'était embrouillée récemment, est retrouvé mort, adieu le semblant de vie normale qu'elle avait bâti. Elle se retrouve très vite accusée de meurtre et plongée au coeur d'une histoire de justicier, d'ange et de chasseur de démons.

 

" D'après les statistiques, la plupart des mortels vendent leur âme pour cinq raisons : le sexe, l'argent, le pouvoir, la vengeance et l'amour. Dans cette ordre "

 

En tant que lecteur, amoureux des livres, nous aimerions tous travailler au milieu des bouquins, alors Georgina Kincaid et son métier de libraire à lui seul nous fait déjà fantasmer. Mais en plus de ça, la jeune femme est belle, intelligente, sexy, à de la répartie, un caractère fort et revendique son indépendance.

Elle est entouré de démons drôles et fidèles, de supérieurs surpuissants et "presque" célèbre et d'humains touchants et passionnés. Une galerie de personnage vraiment sympa.

Aussi proche de la perfection, elle a de quoi énerver. Mais le personnage est bien trop touchant et pas du tout prétentieux. Elle a une fâcheuse tendance à faire beaucoup d'allusions érotiques et à utiliser parfois un langage un peu cru, mais jamais vulgaire et en adéquation avec sa personnalité.Et surtout : la belle ne peut avoir de relations amoureuses sérieuses sous peine de tuer son compagnon et d'envoyer son âme en enfer.

 

" Son âme, irrésistiblement attirée vers moi, semblait avoir reconnu la mienne. "

 

Les amourettes de Georgina sont pourtant au programme, car bien que démon, elle reste une femme. Mais à coté, le lecteur suit aussi la découverte du passé de la jolie libraire, la hiérarchie démoniaque et surtout, une intrigue palpitante faite de meurtres, de menaces et de chasseurs de démons très bien maitrisée. Le roman est riche en action, les rebondissements sont inattendus et l'abondance de dialogues implique un rythme soutenu au récit.

 

Par contre, je ne comprends pas bien ce que Georgina trouve à Seth qui est un personnage plutôt effacé...

bitlit

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:36

Dark ShadowsTitre original : Dark Shadows - Book 1 : Angelique's Descent

Écrit en : 1998

Traduction de Pascal Loubet

Éditeur : Michel Lafon

Paru en France en : mai 2012

426 pages

ISBN : 978-2749916736

 

Merci à Livraddict et aux édition Michel Lafon pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir que Dark Shadows était une série des années 60'. ^^

 

Barnabas a enfin réussi. Avec l'aide de Julia, il est redevenu humain et peut enfin sortir à la lumière du jour. Mais son état reste fragile et le médecin lui a conseillé d'éviter tout ce qui ce rapproche de près ou de loin à son passé maudit. Mais une nuit, alors que la destruction de l'Ancienne demeure est prévue pour le lendemain, il ne peut s'empêcher de suivre une ombre au milieu des vestiges de la vieille habitation. Et au milieu de ce qui fut autrefois la chambre d'Angélique, celle à l'origine de son martyre, il retrouvre un journal intime.

Née dans une petite cabane au bord de la mer, Angélique est élevée en Martinique, petite-fille d'esclave libre et fille d'une grande guérisseuse. Son quotidien épanouie en osmose avec la nature est vite oublié quand son père vient l'arracher à sa mère et l'enferme dans une tour pour lui faire jouer un rôle d'escroc auprès de ses esclaves récalcitrants. La fillette n'a alors que 8 ans...

 

Dark Shadows a été remis au goût du jour par Tim Burton, mais avant ça, c'est une série extrêmement connue aux États-Unis. Diffusées de 1966 à 1971, les mésaventures de la famille Collins ont passionné les Américains pendant 1225 épisodes et font encore régulièrement l'objet de rétrospections ou de conventions.

L'auteur du roman, Lara Parker, est en réalité l'actrice qui interprétait le rôle d'Angélique, la sorcière ayant transformé Barnabas en vampire.

 

Mais qu'en est-il du roman ? Malgré quelques appréhensions après avoir appris que le roman avait été écrit par l'interprète du rôle d'Angélique, le livre est en fait très bien écrit, malgré quelques descriptions un peu trop fleuries et même si on sent peut-être un peu trop que l'actrice défend son personnage. On nous présente une Angélique douce, mais avec un caractère affirmé et un courage qui va lui permettre de surmonter des épreuves terribles, épreuves douloureuses qui justifieront ce qu'elle est devenu. D'accord, elle a été malheureuse, c'est triste, mais quel besoin de légitimer un personnage méchant ? Moi j'aime les vrais salauds, qui sont démoniaques juste pour le plaisir.

 

"Quand elle fermait les yeux, Angélique pouvait voir son propre cœur, petit et gris, poli comme un galet par la mer. Mais aujourd'hui, son cœurétait comme un oiseau qui se débat le long des parois d'une grotte obscure." p 39

 

Le récit est extrêmement riche. En moins de 500 pages, Lara Parker retrace toute la vie d'Angélique, de son enfance en Martinique à sa mort en Angleterre, en passant par sa rencontre avec Barnabas et son arrivée sur le sol britannique. Il est question de magie, de hasard de la vie, de rencontre, d'amour, de trahison et de mort. Parallèlement, on suit aussi Barnabas dans le présent (enfin façon de parler puisqu'on n'est pas au 20e siècle...) avec Julia, ses déboires personnels et ses soucis avec ses héritiers. Ce récit-là par contre est bâclé et présente des personnages lâches, faibles et sans intérêt, comme ses intermèdes, d'une manière générale.

 

L'histoire d'Angélique est vraiment captivante, mais pas passionnante. La faute à une narration sans sentiment, sans émotion. Il arrive énormément de choses à notre héroïne, des choses tristes pour la plupart, mais je ne me suis jamais sentie désolée pour elle. De même, le lecteur est complètement extérieur à la descente au enfer de la jeune fille. Je n'ai pas compris si elle avait souffert ou si elle avait vraiment méchante. Du coup, la lecture en était vraiment laborieuse et je n'avais qu'une hâte : que ça se finisse !

De même il y a un contexte historique derrière l'histoire que je n'ai remarqué qu'après 200 pages. Il passe quasiment inaperçu.

C'est vraiment dommage car il y avait pourtant des éléments sympas.

 

"- Pourquoi vous voulez faire du mal aux gens ?
- Je ne fais souffirir que ceux qui mont causé du tort.
- Qu'est-ce que Mademoiselle Josette vous a fait ?
- Elle m'a pris l'homme que j'aime !
- C'est elle qu'il aime, pas vous ! Vous ne le voyez pas ?
[...]
- Ben, vous êtes un sot ! Vous n'avez pas assez d'esprit pour comprendre quoi que ce soit. Pensez-vous que le cours d'un amour
véritable ne puisse jamais être modifié ? " p 343

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:40

Minuit-1.jpgTitre original : Midnight Breed, book 01 : Kiss of Midnight

Écrit en : 2007

Traduction de Franck Richet

Éditeur : Milady

Collection : Bit Lit 

Paru en France en : 2011

578 pages

ISBN : 978-2811207199

 

J'ai hésité à vous faire un copié-collé du résumé de La confrérie de la dague noire- tome 1 : L'amant ténébreux de JR Ward. mais je me suis rendue compte que mon synopsis était vraiment synthétique.

 

Gabrielle Maxwell est photographe et commence à être reconnue, notamment grâce aux expositions qu'organise Jamie, son meilleur ami. Et pour fêter son dernier succès, il décide de l'emmener en boîte avec Kendra et Megan. La nouvelle sortie à la mode est La Notte, une boîte à l'ambiance gothique, mais qui suscite rapidement une sensation de malaise chez notre héroïne. En voulant rentrer chez elle, elle assiste à une altercation entre une bande de motard et un jeune homme à la sortie du bar. Des motards qui n'en sont pas tout à fait et qu'elle surprend en train de dévorer leur victime. Mais alors qu'elle dépose plainte à la police, toutes les traces ont disparu et ceux-ci la prenne pour une folle. Pourtant, quelques jours plus tard, un homme qui se prétend inspecteur de police se présente chez elle et l'interroge sur ce qu'elle a vu avec beaucoup de sérieux. Un homme terriblement séduisant qui va rapidement mettre ses sens en émoi.

 

"Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu de petit ami, et la seule proximité physique de Lucan Thorne produisait d'étranges effets sur son esprit. Ou, plutôt, sur son corps." p55

 

Attention, risque de spoiler !

 

Lucan n'est donc pas inspecteur de police, comme vous vous en doutez, mais est en fait un vampire, un guerrier issu d'une caste très sélective puisqu'il n'a que 6 autres compagnons, chargés de veiller à la survie des autres vampires. Car une terrible menace les guette : les éradiqueurs les Renégats.

Ça vous dit quelque chose ?

Et ça ne s'arrête pas là : Lucan (tome 1) est le chef de cette caste, tout comme Kohler (tome 1), Dante (tome 2), séducteur impertinent mais qui cache un secret l'empêchant d'aimer vraiment doit être un cousin pas si éloigné de Rhage (tome 2), tandis que Tegan (tome 3), puissant vampire torturé au passé tragique suit la même thérapie que Zadist (tome3). Et ainsi de suite...

On admirera l'originalité de Lara Adrian qui s'est en fait contentée de reprendre la trame de La Confrérie, jusque dans le déroulement de l'intrigue. Par exemple, après leur première rencontre dans l'appartement de Gabrielle, Lucan s'introduit chez elle la nuit pour lui faire sa fête, lui faisant croire qu'elle rêve ; la jeune fille n'est pas tout à fait humaine, comme Beth ou encore les liens qui unissent les vampires et leur compagnes pour l'éternité sont très ressemblants.

Il faudrait faire une lecture parallèle entre les deux livres pour relever toutes les similitudes, mais il serait toujours plus rapide d'en relever les différences. On ne peut pas parler de plagiat puisque JR Ward  semble être au courant. On peux le voir comme un hommage, mais très sincèrement, moi ça m'a gênée dans ma lecture. Je n'aime pas beaucoup le précédé.

 

"- Lucan, murmura-t-elle d'une voix endormie, pas tout à fait réveillée mais néanmois consciente, à un certain degré, qu'il l'avait rejointe dans sa chambre." p63

 

Cependant, au-delà de la copie, Lara Adrian a choisi de réécrire pour améliorer.

Ici, pas de problème de négation, une héroïne moins effacée, des méchants vraiment méchants et une intrigue beaucoup plus approfondie. Les Renégats sont en fait des vampires qui ont succombé à la soif de sang, mal qui guette tous les vampires et qui devient plus difficile à combattre avec l'âge. Les ennemis de La Lignée sont leur semblable, ce qui entraîne une vraie réflexion sur ces monstres qui étaient autrefois des leurs et qui représentent leur avenir. Il y a une vraie profondeur à l'histoire. Le ridicule qui entachait le récit de JR Ward a finalement été retiré, nous livrant ici une version améliorée de La Confrérie.

Pour une fois, on s'intéresse aussi à la longévité des vampires, à leur passé, ce qu'ils ont vécu, ce que cela implique de vivre éternellement, mais aussi de partager l'éternité avec la même personne. Un fait que je trouve trop souvent occulté et que je suis très contente de retrouver ici.

J'aime aussi l'idée que les vampires viennent d'une autre planète. L'idée est un peu farfelue, déjà dans Le bal de tous les dangers elle m'avait fait un peu tiquer, mais elle a le mérite d'être originale. En plus ici, on a une vraie explication sur leur alimentation, leur origine...

 

J'adore La Confrérie alors mon avis sur Minuit est très positif. Il faut juste digérer la copie. J'espère seulement que les prochains tomes s'éloigneront un peu plus de la saga de JR Ward. Outre ceci, la seule chose que je reprocherai à Lara Adrian est un style un peu trop simple, trop descriptive, pas assez prenant, mais les personnages et l'intrigue sont excellents.

 

 

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par  isallysun  avec  Agnah, Arcaalea, Clairdelune, Elenah, elodie.book, Gr3nouille2010, harmo20, Joe, lamiss59283, Sokitty et TheChouille.

Romance paranormale

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Published by Stéph - dans Roman
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