Mes lectures, mes coups de coeur, mes coup de gueule, mes textes... Un peu de tout, beaucoup de moi...
Titre original : The Secret of Crickley Hall
Ecrit en : 2006
Traduction de Emilie Gourdet
Editeur : Milady
Collection : Terreur
Paru en France en : avril 2011 (Première édition en 2008 chez Bragelonne)
762 pages
ISBN : 978-2811205157
Gabe Caleigh est un brillant ingénieur et vient d'être envoyé en mission loin de Londres. Il décide d'emmener avec lui sa femme et ses deux filles. Pour cela, il a loué un immense manoir à quelques kilomètres de son travail. Il espère ainsi que sa femme, au bord de la dépression, se remettra peu à peu de la terrible tragédie qui a frappé sa famille presque un an plus tôt. Mais dans la lugubre demeure, tout le monde se sent très vite mal à l'aise. Ombre blanche, bruit de pas, silhouhette obscure, coup violent venant du placard et cette satanée porte de cave qui refuse de rester fermée... Eve est très vite convaincue que Crickley Hall est hanté, malgré la rationalisation à toute épreuve dont fait preuve son mari. Pourtant, quelque chose la retient...
Un grand merci à Livraddict et aux éditions Milady pour ce partenariat.
Un récit effrayant
Je suis plutôt bon public de livres d'épouvante. Je suis facilement effrayée, mais j'aime avoir peur. A plusieurs reprises, j'ai manqué hurler parce que Julien gigotait à côté de moi ou je m'inquiétais de retrouver mon livre à terre. Bah oui, quand on lit une belle histoire d'amour, on s'endort dessus, mais quand on lit une histoire de fantôme, on est toujours persuadé d'avoir posé son livre sur la table de nuit la veille. >_<
James Herbert parvient à instaurer une ambiance vraiment mystérieuse et angoissante. Les descriptions et les ressentis des personnages sont partagés par le lecteur qui frissonne avec eux. Perso, la scène qui m'a le plus angoissée est celle où Gabe descend seul à la cave.
Mais des descriptions trop longues
Que de blabla ! L'auteur passe sans doute plus de temps à détailler les gens et les lieux qu'à faire intervenir ses revenants. Et vu le nombre impressionnant de personnages secondaires, il fallait bien 760 pages pour qu'on les connaisse tous. Sauf qu'on en a rien à foutre !
Savoir comment chaque personnage est habillé, ce qu'il a mangé, la couleur de ses chaussettes... c'est franchement lourd à lire. L'histoire en elle-même tient quasiment sur la moitié du bouquin, si ce n'est moins. Il y a vraiment beaucoup trop de longueurs dans ce livre.
Un dénouement trop facile
En plus des longueurs, le récit se termine de manière beaucoup trop convenue. Il n'y a pas vraiment de surprises, toute l'histoire nous est finalement racontée par un personnage extérieur, il n'y a pas quasiment pas d'enquête. Le lecteur est trop extérieur pour profiter pleinement de l'intrigue. Cela tient aussi à l'histoire et aux personnages qui ne sont pas vraiment originaux.
Dommage, car il y avait un potentiel intéressant.